CONSTITUTION DE LA MARINE. af>i
apportes par le legislateur, la presse est par elle-meme unemesure si violente, qu’on ne peut y recourir sans commetlreune foule cl’actes arbitraires , ni sans faire naitre des rixes san-glantes, et des malheurs de toute espece.
Alin qu on voie de quelle mattiere on effectue la presse, auxapproches dune declaration de guerre, j’extrairai, sans com-mentaire, quelques passages des rapports ofliciels de la marineauglaise , en i8o3 ( Voyez Naval Chronic!e , eoZ. 9 ) *.
Ces divers reglemens ont cela d’avantageux , qu’ils prote'gent la peche et qu’ils encoura-gent les armateurs ä former incessamraent de nouveaux apprentifs ; lesqueis au bout decinq ans, devenus excellens marins , sont disponibles pour le Service de la marine mili-taire. Les marins ayant plus de cinquante-cinq ans , et les e'trangers servant sur des cor-saires ou sur des bätimens de commerce , sont exempls de la presse ( i 3 Geo. II, c. 7 ). Lesmarins charbonniers sont l’objet d’une protection spe'ciale : sur chaque bätiinent cliarbonnierde 100 tonneaux, on exempte de la presse , deux babiles marins au choix du capitaine; et,de plus, un par 5 o tonneaux , pour cliaque batiment dont le port surpasse 100 tonneaux.Tout oflicier qui presserait un de ces liommes exemptes par la loi, serait condamne' ä payerau capitaine du cliarbonnier, 10 l. st. par hornme. fl serait ddclare incapable de servil-,dans aucungra.de, sur les bätimens de la marine militaire (6 and 7 William III). Lesmariniers et les pecheurs de la Tamise sont exempts des se'verite's de la presse. En cas debesoin , ils sont appele'syw leurs corporations respectives , pour servir dans la marinemilitaire. Si ceux qu’011 de'signe refusent d’obeir , ils encourent la peine d’un mois de prison,et ne peuvent, pendant deux annecs, exercer leur profession sur la Tamise (^ and g. Jlnne.CC. 19 and 26).
* to mars , Plymouth. Hier ä quatre heures du matin est arrive , en trente-deuxbeures , un messager de l’amiraute’ , porleur d’importantes de'pecbes pour l’amiral duport. Peu de minutes apres, des ordres sont envoyes au colonel commandant les royal-marines. Les casernes sont aussitot ferme'es. A sept heures , l’alarme est jetce dans la villepar la marche de detachemens composes chacun de douze ä quatorze royal-marines, avecleurs officiers et un oflicier de vaisseau, arme's et s’avanjant vers le port. Auciin d’eux neconnaissait les ordres qu’ils allaient executer , jusqu’au moment oü on les fit monter ä borddes bätimens charbonniers range's le long du quai Ncuf. H’autres de'tachcmens abordaient eumeme temps les navires, dans le Catwater, et visitaient le port et les cabarets. Ils presserentaussi des liommes de terre; et la ville semblail etre en etat de siege. A Stone-IIouse, äMutton-Cove, North-Gorner , et Morris-Town , dans les cabarets et les aulierges de Ply-mouth-Doch , plusieurs centaines de marins et d’hommes de terre ont e'te saisis, et direcle-ment envoye's a bord de 1’amiral: cette presse a produit dans une seulc nuit, plus de quatre