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J aurais pu rendre compte de scenes plus affligeantes et plusdesastreuses, mais il eut fallu les prendre dans des sources moinsauthentiques. J’ai prefere rester en-deca du but, plutöt qued’etre accuse de le depasser, en reudant compte d’operationsassez odieuses par elles-memes, pour n’avoir pas besoiti detoutes les preuves qu’on pourrait donner de leur yiolence etdes maux qu’elles doivent produire.
ccnls hommes Jans les trois villes. Une troupe depresseurs est enire'e dans le theätre ,et a pris tonte la galerie , excepte les femmes.
11 mars. Avant-hier ou a saisi divers liommes utiles , la plupart marins , qui s’etaieutCaches , et que leurs filles ont de'couverts. Quelques coups ont ete donne's et rcgus , a cetteoccasion, entre les presseurs et les presses. On a pris aussi des marins de premiere classe ,de'guise's en petite veste d’uniforme d’anciens soldats, et rc'fugie's comme ouvriers dans lescarrieres. — 14. Les differentes troupes de presseurs ont litte'ralement balaye le pays , dans
les rades de l’Est, et pris plusicurs beaux jeunes gars . Inspection de tous les hommes
presses , faite par trois capitaines et trois cliirurgiens de la marine. On renvoie immediate-ment les liommes incapablcs de servir et les apprentifs. — 16. Par un utile et nouveauregiement, tous les hommes en Ordinaire dans le Harbour , qui sont des matelots de pre-miere classe , doivent aider au gre'ement des bätimens qu’on arme.
Portsmouth , 9 mars. En conse'quence des ordres envoye's par le gouvernemeut, de grosde'lachemens de marins tires des bätimens de gserre ( environ 600 hommes ), sont venus laderniere nuit ä terre , ils formaient trois brigades separe'es. Ils ontexecute sistrictement leursordres, qu’ils ont presse tous les hommes ä bord des charbonniers , etc. Les proprietairesde ces navires ont beaucoup de peine ä trouver du monde pour garder leurs bätimens etleurs caigaisons ,jusquä ce que les capitaines soient reldches. Aujourd’hui des le grandmatin on a rccommence le meme tapage ( bustle ). — 11 mars. L’ordre de presser lesmarins continue d’elre exe'cute' avec la plus grande vigilance ; il n’y a pas un navire mar-chand qui 11’ait ete comple'tement visite : matelots et mousses, on a tout enleve. C’est avecla plus grande difficulte que l’on peut faire le trajet de Portsmouth ä Gosport , tant laterreur de la presse a fait d’impression sur les bateliers.
3o mars i8o3 , Plymouth. La nuit derniere il y eut une chaude presse ä Plymouth-Dock et a Stone-IIouse. Mais la plupart des meilleurs marins se cachent dans la Campagne.Arrive d’Irlande avec marins et hommes de terre , pour les vaisseaux en armement ici,un brig de 28 canons ; idem, de Cork, un brig de 18 canons, avec des hommes presses etdes volontaires. — 3i. La Boadice'c , iregate et d’autres croiseurs abordent tous les mar-chands qui naviguent dans lc canal, afin d’y prendre des marins. Dans la nuit, la Boadice'eaborde une flotillc de pecheurs, anpres d’Eddystone , et prend deux marins par bateau.