CONSTITUTION DE LA. MARINE.
235
HUM«MvmMMi\uum\uum\tvwvimw\M\ivumuuuw«
LIVRE SIXIEME.
DU PIED DE GUERRE ET Dü PIED DE PAIX.
CHAPITRE PREMIER.
Du pied de guerre.
Dans les siecles d’enfance de la marine britannique, lorsqu’ilfallait tenter ou repousser quelque agression, le roi prevenaitles ports marchands de ses etats, qu’ils eussent a lui fournir uncertain nombre de batimens, ayec les matelots necessaires äla manceuvre. Le monarque faisait monier ces vaisseaux par sespropres troupes \ et souvent, comme nous l’avons vu des lecommencement de ce yolume, il s’embarquait pour livrer enpersonne des batailles navales.
L'invention de la poudre , et son application au tir des pro-jectiles dans les combats de mer, obligerent les peuples d’em-ployer des batimens de guerre de plus en plus grands, de plusen plus solides, et par-la doublement dispendieux. Construire,armer de pareils navires , exigerent bientot des sacrilices quipassaient la portee de presque toutes les fortunes particulieres.Ainsi les gouvernemens ont ete contraints, par les progres del’art meine , ä devenir proprielaires et constructeurs des vais-seaux necessaires a la defense des elats. Ce devait etre la nationdont la fortune, la puissance et, pour ainsidire , la destinee de-pendent uniquement de sa force navale, qui donnät aux peuplesmodernes l’exemple de cette innovation. ( Voyez p. 7.)