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FORCE N AVA LE.sioner dirige et commande toutes les operations, lout le Servicea terre } la division entre ces deux pouvoirs est coinplete etparfaite. En France, les pouvoirs surle personnel et le materieldu Service naval, ä terre et a la mer, sont partages entre Fin-tendant et le comraandant.
L’intendant est en realite la plus grande autorite maritime. 11accorde ou refuse les depenses. II acbete, il garde, il vend toutesles matieres. Il commande une partie des travaux de l’arsenal,avec un pouvoir pi’esque absolu •, il exerce un puissant contrölesur tous les travaux dont il n’est pas l’ordonnateur. Il a sous sadirection les vivres, les höpitaux, les cliiourmes \ il en com-mande le personnel et le materiel. Enfin, par l’institulion desclasses, il est le directeurde tout le personnel des gens de mer.Son pouvoir s’exerce , ainsi, sur une vaste etendue de cotes etdans l’interieur de la France, jusqu’aux points oü les rivierescessent de pennet Ire la navigation fluviatile.
Le commandant de la marine est Charge purement et sim-plement ( dans l’enceinte du port et de Farsenal) de la parliedes travaux, des armemens et des desarmemeus, qui n’est pasdevolue a l’intendant.
Dans les ports secondaires de la Grande-Bretagne , qui n’ontpoint de commissioner ni d’amiral, c’est un officier de la marinequi commande le port; c’est un ingenieur qui commande Fär-sen a). Dans les ports secondaires de la France, un commissaireadministre et commande en chef, lors meine qu’il y a sur leslieux un officier militaire pour surveiller le port, ou un inge-nieur pour diriger les travaux ä terre.
Je m’abstiens de faire aucune reflexion sur cette immensedifference, entre la division des pouvoirs, dans les deux marinesde France et d’Angleterre. J’invite meine le lecteur a suspendreson j ugement, et a suivre dans leurs details, les consequences duSysteme adopte par le gouvernement britannique : il pourra s’il