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3,2 (1821)
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180
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i8o FORCE NAVALE.

avaient., dit lauteur que je eite, dechiquetee vivanle , avec leurscouteaux et leurs canifs.

Mais je condamnerai comme barbare le droit laisse au com-mandant d une prison, de retrancher le tiers ou la moitie de laratiou des prisonniers quil condamne au cacbot. Accorderun tel pouvoir, cest ouvrir la route ä des brigandages exercesaux depens de la saute dune classe dhommes qui n ont, pourainsi dire, aucun moyen de reclamation.

Pour adoucir leur Situation par le travail, on permettaitaux prisonniers de vendre les faibles produits de leur industrie.Cependant, par une restriction qui peint bien la jalousie mer-cantile dun peuple manulacturier, les prisonniers navaientdroit de faire pour les vendre, ni gants de laine , ni chapeauxde paille * : ceut ete nuire, dans cette bi-anche minime , au

commerce des sujets de sa majeste britannique !. Les pii-

sonniers n^avaient guere dautre travail possible que de faconnera force de temps et de patience , de petils moiceaux de bois etquelques os, pour faire des joujoux et de pelits modeles denavires, toujours vendus a vil prix.

Terminons cecbapitre par l examen dune dei'niere question,egalement importante pour les etrangers et pour les citoyensde la Grande-Bretagne.

Les Anglais pretendent que les prisonniers preferaient lesejour des ponlons ä la reclusion des prisons-casernes. Silfaut admettre une teile assertion, et nous dtvons Vadmet-tre **, quel etait donc le sort de ces inlortunes, dans les pri-sons de terre ? Et que faut-il en conclure, sinon que toutedetenlion de captifs entasses dans un lieu de leclusion, ou

* Reglement pour les prisonniers de guerre. prpserit par les commissaires de S. M. Bri-tanmqne , pour le soin et la surveillance des prisonniers de guerre.

On en verra la preuye irrecusable, lorquun jour nous traiterons spe'cialement desprisons de terre.