i8o FORCE NAVALE.
avaient., dit l’auteur que je eite, dechiquetee vivanle , avec leurscouteaux et leurs canifs.
Mais je condamnerai comme barbare le droit laisse au com-mandant d une prison, de retrancher le tiers ou la moitie de laratiou des prisonniers qu’il condamne au cacbot. Accorderun tel pouvoir, c’est ouvrir la route ä des brigandages exercesaux depens de la saute d’une classe d’hommes qui n ont, pourainsi dire, aucun moyen de reclamation.
Pour adoucir leur Situation par le travail, on permettaitaux prisonniers de vendre les faibles produits de leur industrie.Cependant, par une restriction qui peint bien la jalousie mer-cantile d’un peuple manulacturier, les prisonniers n’avaientdroit de faire pour les vendre, ni gants de laine , ni chapeauxde paille * : c’eut ete nuire, dans cette bi-anche minime , au
commerce des sujets de sa majeste britannique !. Les pi’i-
sonniers n^avaient guere d’autre travail possible que de faconnera force de temps et de patience , de petils moi’ceaux de bois etquelques os, pour faire des joujoux et de pelits modeles denavires, toujours vendus a vil prix.
Terminons cecbapitre par l examen d’une dei'niere question,egalement importante pour les etrangers et pour les citoyensde la Grande-Bretagne.
Les Anglais pretendent que les prisonniers preferaient lesejour des ponlons ä la reclusion des prisons-casernes. Silfaut admettre une teile assertion, et nous dtvons Vadmet-tre **, quel etait donc le sort de ces inlortunes, dans les pri-sons de terre ? Et que faut-il en conclure, sinon que toutedetenlion de captifs entasses dans un lieu de l’eclusion, ou
* Reglement pour les prisonniers de guerre. prpserit par les commissaires de S. M. Bri-tanmqne , pour le soin et la surveillance des prisonniers de guerre.
On en verra la preuye irrecusable, lorqu’un jour nous traiterons spe'cialement desprisons de terre.