CONSTITUTION DE LA MARINE. i8t
sur terre, ou sur mer, est egalement ün out rage aux lois deIhumanite!
Que les prisonniers soient mieux, ou plus mal, dans les pri-sons-casernes que daus les pi'isons flottantes, cela parait peutouclier le gouvernement brilannique. Mais ce qui doit beau-coup le toucher, ce qui resulte irrecusablement des Irayauxde la reyision des affaires civiles de la marine anglaise ( g' 7i rep.printed bj Order of the house of commons, i i lh april 1809) ,c’est que la garde des prisonniers coute incomparablement plussur des pontons , que dans les prisons de terre.
Gelte comparaison, faile ofliciellement par les mandalaires dugouvernement anglais, merite la plus eutiere conßance j il lautlui donner une grande publicite. Lorsque les Anglais saurontque leur gouvernement etait barbare en pure perle, et le seraitde meme avec perte, si dans les guerres futures, il rele'guaitencore des prisonniers sur des pontous, ils e'leveront une voixforte en faveur de l’humanite. Ils forceront le ministere a quit-ter pour jamais un usage que, jamais , il n’aurait du mettreen pratique. Yoici l’extrait lidele du rapport des commissairesanglais, pp. 28 et 1^.
« 11 y a beaucoup de desavantages a convertir des vaisseauxen prisons. La depense primitive d’installation est enorme. Ouvoit, par exemple, d’apres les comples du conseil naval, quedepuis la declaration de guerre de 1792 jusquen 1806, celtedepense monte ä i 58 , 3 o 6 l. st. (3,957,680/.). Ensuite, les pon-tons exigent des reparations continuelles; or, dans une guerreactive, nos flottes elles-memes requierent de si fl’e'quentesreparations, que les ouvriers ne peuvent sans detriment etreretii’es d’un tel Service, pour installer des prisons flottantes.
» Ce n’est pas tout : la depense d’enlrelien des prisonniersmemes, est tres-grande ä bord, comparee a celle des prison-niers gardes a terre. Uya, maintenant ( 1807 ) * vingt et une