iyl FORCENAVALE.
A present, j’ose le demandcr, qu unporte aux nations, queleurs marins soient alles frequemment ou rarexnent des pon-tons aux höpitaux , et des höpitaux aux pontons d’Anglelerre,sl la plupart de ces marins, l-estitues a leur palrie, y rentrentavec un temperanient ruine pour jamais ! Que l’insalubrite duboi’d, ou le defaut des vivres, ou les vices d une existence clau-sti’ale, ou l’horreur el le desespoir de la reclusiou, aient detruitles forces de ces mallieureux; qu’importe! Les nations indigneesn’en sont pas moins fondees ä dem ander au gouvernement bri-tannique, de quel droit il introduit, cliez les peuples civilises,des traitemens dont l’emploi n’appartient qu’a des peuples gros-siers et feroces ?
Voici quelle etait la ration des prisonniers de gaerre en sanle * -•
{ livres de pain , -j livre de viaude , j de pinle de pois, \ once de sei.
Quoique la livx’e anglaise soit plus faible que 1 anciennelivi’e francaise, si celte ration etait fidelement delivi’ee auxprisonniers, ils avaient a la rigueur ce qui suffit au soutiende l’existence. Mais, ils ne l’avaient plus, quand ils etaientpunis par le re tranchement de la nioilie ou seulement du tiersde leurs vivres. Or, n’est-il pas necessaix’e d’admetti’e que,([uelquel’ois, des commandans inlmmains et des comptablesfripons, auront combine leur pouvoir et leur mauvaise foi,pour priver le mallieureux prisonnier d’uue partie de ses vi-vres , et lui douner l’autre d’uue qualile inlerieure ** ?
* i 3 lh , rep. ofthe comm , on the civil ajf ’airs of the navy. Appendix. n°. 3 .
** Howard, cn visitant les niaisons de l eeliision des prisonniers de guerre, constate ächaqne instant que dans l’une le pain raanquait on de poids ou de qualite , dans l’autre laviandc, dans plusieurs le pain et la viande.
« Des prisonniers se plaignaicnt ä moi, dit Howard, que leur pain n’avait pas le poids,el que leur viande etait mauvaise. Pourquoi, leur observa ce philantbrope, apres avoir re'—(dame pres de l’agent comptable de la prison , ne reclamez-vous pas ensuite aux cotninis-saires? Comment cela se peut-il, repoud pertinemmeiu un des prisonniers, lorsque loutesnos lettres sont examine'cs par l’agent meine. » State of the prisons , etc., p. 187.