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3,2 (1821)
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173
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CONSTITUTION DE LA MARINE. 178

il, lair salterait a lei poinfc quau bout de quelques lxeures,les chandelles ne'clairaient presque plus, et finissaient meinepar seleindre. En cet etat, les prisonniers etaient couyerts desueur, respiraient a peine , et beaucoup tombaient en syncope.On ne parvenait, dans ces momens de detrcsse, quavecla plusgrande difficulle, ä faire ouvrir un sabord , pour rappeier ä lavie ceux qui ayaient perdu connaissance *. » Cependanl, necoraptons pas ce ternoignage , il nest point anglais.

Malgre notre lidelite scrupuleuse, a ne rien dire dont riousnayons acquis la conviclion et la cerlitude , par nos observa-tions et par le secouis d une crilique impartiale exercee surnos propres opinions , peut-elre quelques lecteurs insulaires ,en songeant que nous sommes Francais, seront tentes de repu-ter exagerees les descriptions que nous venons de presenter. Ehbien ! cbercbons, <lans la Grande-Bretagne meine, un obser-vateur, non pas ]>lus tidele, mais rnoins suspect. Consultons lejugement d un sage qui sest illuslre par sa genereuse philanlh'ro-pie : jugement ici dautant moins recusable, quil est pronoucepar un Anglais auquel on na jamais reproclie de ne pas cherirsa patrie , comme un Anglais sait la cherir ! Howard , quenous avons dejä eite plusieurs fois, et toujours avec confiance ;Howard, dont la vie sest passee k visiter toutes les prisons,non-seulement de TAngleterre , mais de la France, de la Hol-lande , de lltalie , et de presque toute lEurope ciyilisee, Ho-ward a visite les pontons. Voici ce quil en pense :

Les pontons , dit-il, apres avoir retrace le triste sort des mal-heureux qu on y relegue, les pontons devmient etre le chäti-ment reserve seulement aux plus atroces de tous les crimes.( Hulks ought to be the punishment only fob the mostatbocious cribies.) Dapres ce seul jugement dun homme qui

* Dissertation sur la topographie medicale des prisons floitantes , diles pontons ,s:iivie de quelques considerations sur les maladies qui j regnaient.