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3,2 (1821)
Entstehung
Seite
172
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i~>. FORCENAVALE.

cupee parle commaudant et le Chirurgien de la prison. Sous legaillai'd davant, un espace est reserve pour deposer, pendant lejour, les hamacs des caplifs. Les soldals et les matelots geöliersdu batiment, avec leurs enfans et leurs femmes, occupent Favantdes entreponts. Larriere est obstrue par le corps-de-garde, lacuisine des Anglais, la pharmacie, la chambre letat major, enfinpar les cabanes des sous-officiers et des ofliciers, loges dans lenayire avec leurs femmes et leurs enfans. Entre tous ces retran-chemens sont entasses les prisonniers quon descend par unevaste fosse entouree dun rempart massif: eile setend dun pas-savanta lautre, et du mat de misaine au mat dartimon. Uneechelle, quon jette au besoin par cette ouverture , est la seulecommunication de lexterieur avec le fond de lantre *.

Que les hommes habitues ä mesurer letendue des entre-ponts dun vaisseau, retranchent, par la pense'e , les lieux inoc-cupes, et les babitations plus ou moins commodes et spacieusesque nous venons de decrire. Quils nous disent, ensuite, ce quireste pour contenir jusqua neuf Cents prisonniers (Et ne fut-ceque six Cents!), qui dans lhiver restaient enferme's pendantquinze ä seize heures dobscurite , et consumaient un air vitalque rien ne pouvait renouveler ?

La simple connaissance des lois de la combustion et de larespiration , suffit pour nous convaincre de la ne'cessite phy-sique des effets suivans rapportes par le clocteur Cattel, au-jourdbui chirurgien-major dans les colonies dAfrique , etqui a sejourne sur les pontons. « Dans les nuits dhiver, dit-

* Quand , de la Louclie de cet antre , on se baisse pour regarder trois sorabres e'tages decachots, enserres dans la profondeur dun ponton, lämc est saisie de'pouvaute. A ee spec-tacle, limagmation troublee se repre'sente aussitöt ces redoutables fosses de lOrient, oii longarde pour les plaisirs du despote, les animaux quil a pris les armes ä la main. IIs y trouventce qui manque aux captifs des pontons, assez despace pour pouvoir ä leur aise manger, mar-cber, respirer et dormir. Et pourtant! la seule peine de la captivite' , arrache ä des betesfcroccs , les gemissemens de la douleur et les rugissemens du desespoir.