i6o FORCE NAVALE.
II faut , ensuile, veiller avec un soJn extreme, ä ce que leshommes qui finissent leur quart, se changent complelement,lorsquils sont mouilies; et ne reprennent aucune partie de leursvetemens, qu’elle n’ait ete parfaitement sechee *.
Parmi le petit nombre de moyens sanitaires qui paraissentencore manquer a bord des vaisseaux anglais, le docteur Blanerecommande une plus ample fournilure de vivres cboisis , des-tine's speoialement ä la diete des convalescens. II ne veul pasqu’on se borne aux legeres potions qui conviennent a des ma-lades alite's. 11 souhaiterait qu’on prit donner aux convalescens,des vivi’es frais et succulens : il indique pour cela le moyen deconserver les viandes, invente parM. Appert. Nousdevons sou-liaiter aussi que dans la marine francaise on emploie ce procede ;alin de donner, ä chaque batiment, cequil faut de vivres pourle retablissement des convalescens. 11 serait meine a desirerqu’on trouvat le moyen de rendre le procede' de M. Appert assezeconomique pour conserver frais tous les vivres des equipages.
CHAPITRE IV.
Trailement des prisonniers de guerre.
Il existe, en Europe, deux peuples rivaux d’amour pour larenommee militaire; epris egalement des dangers, qui lafont naitre, et des triomphes qui la couronnent • mais, biendiversement celebres, par l’usage qu’ils ont fait de la vic-toire. Le traitement du vaincu, conduit prisonnier chez l’uneet chez Faulre puissance, offre un contraste dont les effets
¥ Lc docteur Blaue , qui nous a fourni beaucoup d’obscrvations medicales , et que nousuous somraes souyent fait un devoir de citer, voudrait qn’ou preparät ä bord , uusecboir, dans un endroit bien isole oü les hardes seraient cbauflees ä la vapeur, quaud laeontinuite des mauvais temps ne pcrmctlrait pas de les faire secber au grand air.