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cede Lienlöt ^ et lequipage est douLlement affaibli. D’un aulrecöte, si les marins qui perdent momentanement la sante,lorsque le baliment est sous voiles, ne trouvent pas tous lessecours qu’ils auraient rccus a terre, leur guerison devient plusdiflicile et plus lente : ce qui augmente encore leui' nombre. Sieliaque mois, par exemple, d’apres lelat naturel des choses, levingtieme de lequipage doit perdre la sante ; si d’ailleurs il nefaut qu’un mois, valeur moyenne, pour en operer le relablisse-ment, il n’y a generalement qu’un vingtieme des liommes quisoient dans un etatde maladie. Mais s’il fallaitdeux mois, valeurmoyenne, pour chaque guerison; au lieu d’un vingtieme, il yaurait constamment un dixieme de l’equipage hors de Service.
Remarquons encore que l’envoi des liommes aux liöpitaux,est, ou pour mieux dire, etait une cause frequente de deser-lion : inconve'nient qu’on previent en traitant les liommes ä Lord.
L’experience a fait voir : i°. que sur un nombre donne demarins, la proportion des malades a progressivement diminue,depuis cinquante ans, sur les batimens anglais.
Que le nombre des malades traites abord, comparative-ment a celui des hommes traites ä l’höpital, a progressivementaugmente.
3°. Que , neanmoins , le nombre absolu des malades traite'ssur les batimens, est devenu de moins en moins considerable.
Les maladies les plus dangereuses, telles que le scorbut et lalievre typhus , ont completement disparu des vaisseaux.
Une observation qui me pai’ait demontrer de la maniere laplus frappante, le bien-etre du matelot anglais, est celle-ci :maintenant, ce n’est plus de maladies causees par Taffaiblis-sement et l’atonie, que ce matelot est atteint; au contraire, lesmaux dont il faut le preserver et le guerir, sont des maladies in-flammatoires qui proviennent plutöt d’un exces que d’un de-faut de forces.