Druckschrift 
3,2 (1821)
Entstehung
Seite
158
Einzelbild herunterladen
 

i58 FORCE N AVA LE.

cede Lienlöt ^ et lequipage est douLlement affaibli. Dun aulrecöte, si les marins qui perdent momentanement la sante,lorsque le baliment est sous voiles, ne trouvent pas tous lessecours quils auraient rccus a terre, leur guerison devient plusdiflicile et plus lente : ce qui augmente encore leui' nombre. Sieliaque mois, par exemple, dapres lelat naturel des choses, levingtieme de lequipage doit perdre la sante ; si dailleurs il nefaut quun mois, valeur moyenne, pour en operer le relablisse-ment, il ny a generalement quun vingtieme des liommes quisoient dans un etatde maladie. Mais sil fallaitdeux mois, valeurmoyenne, pour chaque guerison; au lieu dun vingtieme, il yaurait constamment un dixieme de lequipage hors de Service.

Remarquons encore que lenvoi des liommes aux liöpitaux,est, ou pour mieux dire, etait une cause frequente de deser-lion : inconve'nient quon previent en traitant les liommes ä Lord.

Lexperience a fait voir : i°. que sur un nombre donne demarins, la proportion des malades a progressivement diminue,depuis cinquante ans, sur les batimens anglais.

Que le nombre des malades traites abord, comparative-ment a celui des hommes traites ä lhöpital, a progressivementaugmente.

3°. Que , neanmoins , le nombre absolu des malades traite'ssur les batimens, est devenu de moins en moins considerable.

Les maladies les plus dangereuses, telles que le scorbut et lalievre typhus , ont completement disparu des vaisseaux.

Une observation qui me paiait demontrer de la maniere laplus frappante, le bien-etre du matelot anglais, est celle-ci :maintenant, ce nest plus de maladies causees par Taffaiblis-sement et latonie, que ce matelot est atteint; au contraire, lesmaux dont il faut le preserver et le guerir, sont des maladies in-flammatoires qui proviennent plutöt dun exces que dun de-faut de forces.