CONSTITUTION DE LA MARINE. l$7
sure. Cet amiral la regardait comme si importante, qu’il exi-geait des capilaines, de faire consigner regulierement sur le livrede loch, le jour et le temps pendant lesquels on l’avait executee.Par ce moyen, au retour d’un batiment detache ou liors devue, Famiral pouvait verilier si, pendant cette ahsence, on avaitou non continue cet excellent usage.
En traitant des vivres de Lord ( ch. 6 de ce livre) , on verratjuels sont les perfectionnemens apportes dans cette brancheessentielle de l’liygiene navale.
Le nouvel emplacement reserve pour les malades, sur lesbatimens, est plus spacieux, plus aere, plus com mode a tousegards, que ne l’etait Fanden. Voyez Eindes et tramnx,\ iv. iv.
Graces a ces moyens divers, non-seulement le nombre totaldes malades est beaucoup diminue sur les vaisseaux anvlais,mais on y peui operer beaucoup de eures qui, naguere, exi-geaient le debarquement des malades et des blesses. On n’envoicplus a terre que ceuxdont l’etat est tres-alarmant. Yoilä pour-quoi le rapport du nombre des morts au nombre des maladesest plutöt augmente que diminue , dans les liopitaux de la ma-rine anglaise : malgre toutes les ameliorations inlroduites dansles eures et le Service de ces beaux etablissemens.
II semble, au premier coup d’ceil, qu’il doive etre assez in-different de traiter a terre ou ä bord, les marins malades oublesses : mais un peu de reflexion sufllt pour demontrer le con-traire. Sur une grande masse d’hommes, habitans des meineslieux, et places dans les meines circonstances, il y en a tou-jours un certain nombre , presque constant, qui sont atteintsde maladies peu graves, de blessures ou de contusions acciden-telles : un soin convenable suffit pour les retablir en quelquesjours. Si le batiment est oblige de mettre a la voile en laissant aterre ces hommes qui, sous peu , fnssent devenus bien portans;un nombre presqu’egal de malades du meine genre, leur suc-