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3,2 (1821)
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149
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CONSTITUTION DE MAIIINE. 4g

quees Lien portantes et en etat de servir. « Car, disait-il, les-poir dun succes efficace, obtenu par le moyen des troupes,depend plus du soin quon apporle ä satisfaire leurs besoins, äprevenir leurs souffrances pendant la traversee, que de touteaulre circonstance, quelle quelle soit. »

En reflecliissant sur cette influence des soins apportes äla sante des troupes quon fait voyager sur mer, et sur lasinguliere aptitude quelles ont a contraeter des maladies con-tagieuses lors de leur abordage a des terres etrangeres (etsurtout en Amerique) , on reconnait une nouveile cause de laperte effrayante de nos soldats, ä Saint-Domingue, lors delexpedition du gene'ral Ledere. On assure quen moins de deuxannees, sur 60,000 soldats francais, 5^,500 sont morls, laplu-part victimes de la fievre jaune.

Lorsque nous tenterons quelque expedilion , en Amerique,notre premier soin devra toujours etre de preparer, pour nostroupes, des moyens de Iransport qui reunissent lous lespreservatifs et tous les secours sanitaires ; afin que ces troupesarrivent sans la moindre predisposition a gagner des maladiescontagieuses. Sans cela, nous ne devons nous atlendre quä desdesastres honteux pour nos armes, et desolans pour lhumanite.

On concoit quen temps de paix, comme en temps de guerre,les causes que nous venons dindiquej doivent iufluer egale-ment sur les troupes envoyees en garnison dans les Indes-Occi-dentales; cest peut-etre en grande partie a la difference dessoins et des moyens employes pour transporler ces garnisons,quon doit attribuer la difference tres-remarquable quonobserve dans les Antilles * , entre la morlalite des troupes an-glaises et des troupes fraucaises.

Les dangers qui dependaient de lembarquement des troupes

*' M. Moreau de Jonnes , dans ses Recherches statistiques sur les Anlilles , a tres-kien reconnu et constate cette dilTerence de mortalite.