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3,2 (1821)
Entstehung
Seite
148
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43 FORCENAVALE.

Service, et generalement surcharges cle monde. Quand la tra-versee etait retardee par des vents contraires ou par dautresobstacles, presque tous les passagers arrivaieut aux Indes-Oc-cidentales dans un etat de maladie qui provenait de lusage desprovisions vieillies, ou de la disette deau, mais surtout de 1effetprogressifdes principes conlagieux. Lorsque le germe du typhusna pris a liord quun faible dcveloppement, il parait quun climat chaud le dissipe. Mais, lorsque le germe de la contagion adejä fait de grands progres, ses ravages sont agrandis encorepar lextreme chaleur de latmosphere , et par les exhalaisonsmarecageuses qui se degagent dans le yoisinage de toutes lesrades des Indes-Occidentales.

Cest un resultat general dobservation, que si, pendant latraversee, quelque maladie contagieuse se developpe sur untransport, quoique les militaires debarques aux Indes-Occi-dentales aient echappe a cette contagion, pendant leur passage,ils sont ensuite, a terre, plus tot et plus dangereusement atta-ques par la fievre du climat. On a remarque, parexempie,que les causes influant sur les maladies des troupes, en 1795 et1796 , furent puissammenl aggravees par une fievre alors do-minante, engendree dans un bätiment arrive aux lies, avec descirconstances particulieres dune navigation longue et dautantplus fatale qu'il y avait beaucoup trop dindividus a bord.

« La mortalite, dit lord Melville *, en parlant de cette Cam-pagne, ne provenait pas seulement ni principalement descombats, mais en grande partie de la maniere dont les troupesavaient ete transportees. Telle etait aussi lopinion du generalqui commandait en chef aux Indes-Occidentales, lorsqu il pro-posait ä lamiraute daccorder un avancement special aux ofü-ciers de marine qui, charges de troupes, les auraient debar-

* Voy e 7 . Partiam. debales, 1810.