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Service, et generalement surcharges cle monde. Quand la tra-versee etait retardee par des vents contraires ou par d’autresobstacles, presque tous les passagers arrivaieut aux Indes-Oc-cidentales dans un etat de maladie qui provenait de l’usage desprovisions vieillies, ou de la disette d’eau, mais surtout de 1’effetprogressifdes principes conlagieux. Lorsque le germe du typhusna pris a liord qu’un faible dcveloppement, il parait qu’un cli—mat chaud le dissipe. Mais, lorsque le germe de la contagion adejä fait de grands progres, ses ravages sont agrandis encorepar l’extreme chaleur de l’atmosphere , et par les exhalaisonsmarecageuses qui se degagent dans le yoisinage de toutes lesrades des Indes-Occidentales.
C’est un resultat general d’observation, que si, pendant latraversee, quelque maladie contagieuse se developpe sur untransport, quoique les militaires debarques aux Indes-Occi-dentales aient echappe a cette contagion, pendant leur passage,ils sont ensuite, a terre, plus tot et plus dangereusement atta-ques par la fievre du climat. On a remarque, parexempie,que les causes influant sur les maladies des troupes, en 1795 et1796 , furent puissammenl aggravees par une fievre alors do-minante, engendree dans un bätiment arrive aux lies, avec descirconstances particulieres dune navigation longue et d’autantplus fatale qu'il y avait beaucoup trop d’individus a bord.
« La mortalite, dit lord Melville *, en parlant de cette Cam-pagne, ne provenait pas seulement ni principalement descombats, mais en grande partie de la maniere dont les troupesavaient ete transportees. Telle etait aussi l’opinion du generalqui commandait en chef aux Indes-Occidentales, lorsqu il pro-posait ä l’amiraute d’accorder un avancement special aux ofü-ciers de marine qui, charges de troupes, les auraient debar-
* Voy e 7 . Partiam. debales, 1810.