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3,2 (1821)
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150
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FORCE NAVALE.

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anglaises, ont en bonne partie eie prevenus par les sages re-giemen s qui concernent leur regime a Lord ; et, surlout, parlemploi des batimens de guerre comme transports. On a vula pratique justifier pleinement la honte de ces mesures, lorsde lexpedition dEgypte , en 1798; car beaucoup de troupes ,dapres diverses causes de delai et de changement de destination,resterent six mois sur des batimens de lEtat; et, neanmoins,elles debarquerent a lembouchure du Nil, en parfaite sante.

Le remede evident aux graves dangers de Eancien Systemede transport, est dobserver les regles de Ventilation et de pro-prete dont nous avons parle.

On sait quelles etaient les suites fatales de lentassement desnegres, a bord des batimens sur lesquels 011 faisait autrefois latraite des esclaves. Gelte race dhommes , si robuste, qui resisteaux chaleurs du tropique aussi bien qu aux miasmes des An-tilles, ne pouvait pas resister ä quinze jours ou trois semainesde traversee, sur des transports ils etaient emprisonnes dela maniere la plus baibarc.

Opposons ä cet odieux Souvenir, Texemple de la conduilede la compagnie des Indes-Orientales. Comme il 11y a pas debatimens anglais qui portent des esclaves aux Grandes-Indes ,et comme on n entasse jamais sur des batimems de transport,les troupes destinees au Service de la compagnie, ses vastes pos-sessions ne recoivent jamais , des flottes europeennes, le gerniede ces fievres qui desolent les Indes-Occidentales.

II est bien remarquable, par exemple , quaucun des portsde la baie du Bengale nest aussi sujet aux fievres malignes,que les ports des Indes-Occidentales; quoique les criquesadja-centes au della du Gange offrent les meines apparences topo-grapbiques. Batavia est le seul port de cette partie du monde,que lon puisse, sous le point de vue de rinsalubrite, compareravec les Antilles,