FORCE NAVALE.
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anglaises, ont en bonne partie eie prevenus par les sages re-giemen s qui concernent leur regime a Lord ; et, surlout, parl’emploi des batimens de guerre comme transports. On a vula pratique justifier pleinement la honte de ces mesures, lorsde l’expedition d’Egypte , en 1798; car beaucoup de troupes ,d’apres diverses causes de delai et de changement de destination,resterent six mois sur des batimens de l’Etat; et, neanmoins,elles debarquerent a l’embouchure du Nil, en parfaite sante.
Le remede evident aux graves dangers de Eancien Systemede transport, est d’observer les regles de Ventilation et de pro-prete dont nous avons parle.
On sait quelles etaient les suites fatales de l’entassement desnegres, a bord des batimens sur lesquels 011 faisait autrefois latraite des esclaves. Gelte race d’hommes , si robuste, qui resisteaux chaleurs du tropique aussi bien qu aux miasmes des An-tilles, ne pouvait pas resister ä quinze jours ou trois semainesde traversee, sur des transports oü ils etaient emprisonnes dela maniere la plus bai’barc.
Opposons ä cet odieux Souvenir, Texemple de la conduilede la compagnie des Indes-Orientales. Comme il 11’y a pas debatimens anglais qui portent des esclaves aux Grandes-Indes ,et comme on n entasse jamais sur des batimems de transport,les troupes destinees au Service de la compagnie, ses vastes pos-sessions ne recoivent jamais , des flottes europeennes, le gerniede ces fievres qui desolent les Indes-Occidentales.
II est bien remarquable, par exemple , qu’aucun des portsde la baie du Bengale n’est aussi sujet aux fievres malignes,que les ports des Indes-Occidentales; quoique les criquesadja-centes au della du Gange offrent les meines apparences topo-grapbiques. Batavia est le seul port de cette partie du monde,que l’on puisse, sous le point de vue de rinsalubrite, compareravec les Antilles,