CONSTITUTION DE LA MARINE. 147
sible, on rfen prend pas meine pour le transport des matieres,qui aient une moindre hauteur d’entrepont ^ atin qu’au besoinils puissenl aussi porter des troupes. Par ce moyen , 011 esi cer-tain que les hommes embarques, lorsqu’ils seront enfermesdans les entreponts, y jouiront d’uu volume d’air süffisant aleurlibre respiration.
Pour la meme raison, et vu la presque impossibilite de main-tenir la proprete dans un navire qui recoit un trop grandnombre de passagers , on a par degres reduit ce nombre ä de3 us les limites.
C’esl surtout dans les traversees d’Europe aux Indes-Occi-dentales, quonaremarque les funesteseffets de la coutume oül’on e'tait d’embarquer, en trop grand nombre, les troupes depassage sur des transports. La mortalite a toujours ete beau-coup plus grande sur les flottes des Indes-Occidentales, dans lesannees ou Fon a fait de grandes expeditions avec des forces deterre : par exemple, contre Carthagene en 1740 ; ou contre laMartinique et Saint-Domingue, lorsde la guerre de la Republikque francaise. Au conLraire il n’y eut pas d’armee considerabletransporlee d’Angleterre en Amerique, ni d’expedition impor-tante entreprise , pendant les trois annees que lord Romneycommanda dans les Indes-Occidentales : annees pendant les-quelles il perdit si peu de matelots par les ravages du climat *.Voilä la cause de la gi’ande difference qu’on a remarquee dansletat sanitaire de la marine britannique, ä ces diverses epoques.
Autrefois, les navires qu on affretait pour le transport destroupes, etaient la plupart tres-mal adaptes ä ce genre de
structure une cause d’exclusion : on a donc peu a peu construit, pour le commerce, des na-vires plus spacieux dans leurs logemens, mieux installe's et plus cowmodes pour les passagers.
* Ces faits et beaucoup d’autres relatifs ä l’etat sanitaire de la flotte britannique, rappor-te's dans ce livre et dans le sixieme, sont tire's d’un beau travail du docteur Blane, ancienme’deciu en clief de la marine anglaisc.