108 FORCE NAVALE.
de reduire ä la nullite un conseil quil abreuva de degouls , etqui l’ut enfin dissous comme inullle. Ainsi fut sauvee la toute-puissance du ministre, et le droit precieux de n’elre jamaisforce d’entendre la yoix imporlune de la sagesse et de l’expe-rience. * Je reviens au conseil uayal d’Angleterre.
En 1788, il etait compose desept membres **, savoir :
i°. le coutroleur ; 2 0 . l’inspecteur des conslructions uavales ; 3 ". le clerc des actes :4°. le coutroleur des comptesrlu tresorirr ; 5 °. le coutroleur des comptes des yivres ; 6°. lecontroleur des comptes du garde-magasin ; 7 0 . un extra commissaire.
Cette division des fonclions et des trayaux, entre les membresdu conseil uaval, avait eprouye tres-peu d’alteralions depuis1’organisation definitive de 1688. Mais, par le grand accroisse-ment de la marine, pendant le dix-huitieme siede, ces mem-bres ne pouvaient plus suflire a la direction complele et a lasurveillance du Service qui leur etait conlie. La surintendance dechaque branche du Service etait donc forcement abandonnee ades subalternes qui n’offraient ni responsabilile ni garanties ***.
Pour remedier a ces inconyeniens, le comite d’enquete na-vale de 1785 proposait ( en 1788 ), i°. d’elever a dix le nombredes membres du conseil nayal, 2 0 . de ne plus donner a chacund’eux une portion isolee des affaires, 3 °. de diviserle conseil parcomites cliarges respectivement des principales brancbes du Ser-vice : eu soumettant d’ailleurs les operations, les doutes et lesdiflicultes de chaque comite, aux decisions du conseil complet.
II fallut huit ans pour que ce nouveau plan, muri dans toutesles tetes, recut enlin son application. C’est ce qui fut executepar l’ordonnance royale du 8 juin 1796 , qui diyisa le conseil
* On avait reduit les membres de ce conseil ä mettre leur opitiion , au crajon, sur lamarge de la plupart des pieces qu’on voulait bien leur coramuniquer. Le crayon a tous lesavantages de la parole , et pas un inconvenient de l’e'criture : vcrba volant , scripta manent.
** Yoyez le 5 e . Rapport du comite cree' en 1^85 , par acte du parlement, pour con-naitre des bonnes-mains ou fees.
*** /j e - Rapp, des comm.pour la revision des affaires civiles de la marine (1806).