CONSTITUTION DE LA MARINE. lo 3
tresorier de la marine. Nous nous bornerons a presenter quel-ques observations sur les paiemens en general.
Les ofliciers de yaisseau sont payes par trimestre. A cet effet,lorsqu’ils servent au loin, ils peuvent par l’intermediaire de leurcapitaine, tirer sur le tresor de la marine, par lmtermediaire debauquiers connus, et d’apres le cours des clianges, dumentcertifie. Les equipages des batimens de guerre ne sont payes quequand les vaisseaux reviennent dans les ports d’Angleterre.
Actuellement, les ouvriers des arsenaux sont payes a l’en-treprise, d’apres un devis general et detaille pour cbaque es-pece de batimens, soit pour les travaux neuls, soit meine pourles reparations. Celte uniformite de prix dans tous les portsde l’etat, introduite seulement pendant la derniere guerre, estune des grandes ameliorations de la comptabilite des travaux.C’est au comite de revision des affaires civiles de la marine ,qu on doit d’avoir execute cette belle Operation.
Ce qu’il faut admirer dans la comptabilite de la marine an-glaise, c’est la ponclualite des paiemens *. Des qu’un fournis-seur a fait quelque livraison, et que le certilicat de recette estdelivre, non-seuleinent la valeur de cette fourniture lui est ac-quise, mais cette valeur porte interet a dater du jour meme dela recette. Le billet ä ordre qu il recoit, a cours dans le com-merce , de preference aux effets des maisons les plus sures.
E11 Angleterre , un marclie legalement passe entre un parti-culier et la marine, est irrevocable , quels que soient les bene-
* Je puis citer le fait suivant, comme un exemple de la fidelite mise par Tadministrationanglaise, a remplir ses engagemens. Lorsque j’arrivai a Dordrccth , en iSo5, j’eus ä rece-voir de MM. Bonn une fourniture de bois pour la marine franfaise , et voiei ce que m’ap-prirent ces ne’gocians rccommandaLles. 11s avaient fourni de grandes quautites de bois deconstruction a la marine anglaise , qui leur devait plus d’un demi-million lors de la de'cla-ration de guerre de i8o3. Malgre l’etat de guerre , MM. Bonn rejurent un sauf-conduitde 1’ ’amiraule. L’un d’eux vint ä Londres, et'sans aucune diffieulle, touclia sur-lc-chainp lasomnic qu’il reclamait. Honneur u cet esprjt d’equite !