FORCE NA VA LE.
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fices, meine imprevus, que puisse faire le foui’nisseur, il n’esljamais soumis ä l’arbitraire cles administrateurs ni des minis-tres. Si quelque agent du gouvernement neglige ou refuse deremplir certaines parties des engagemens conyenus, cet agentest poursuivi par la voie civile, devant les tribunaux ordinaires;et les poursuites intentees contre lui n’ont jamais besoin d’etreautorisees par un conseil ministeriel. C’est-a-dire qu’en Angle-terre on ne fait pas prejuger les affaires, par des autorites a lafois juges et parties.
II en resulte, il est vrai, que si 1’administration fait unefaute dans ses calculs, eile la paie •, et les fournisseurs en profi-tent. C’est en apparence une perte pour l’etat. Mais par com-bien d’ayantages n’est pas compensee cette pei’te locale, perted’aulant plus rare quelle tire plus ä consequence!
De tous les consommateurs de l’Europe, 1’administrationde la marine anglaise est le plus riche, le plus sur, le plus equi-lable. C’est donc ä lui qu’on yend de preference; c’est pour luiqu’on reserve les munitions nayales les plus parfaites. J’ai yu,dans plusieurs contrees, des munitions de ce genre, remarqua-liles par leur beaute j j’ai demande pour qui elles etaient desti-nees : « C’est pour la marine anglaise. » Me repondait-on ayecemphase. Ces mots voulaient dire que la marchandise etaitnecessairement excellente. Non-seulement cette marine est par-faitement servie; eile lest ä plus bas prix que toute autre, parcequelle acbete plus en grand, et surtout quelle inspire plus deconfiance.
TJn Systeme directement contraire a produit des effets direc-tement opposes; c’est ce que nous pourrions montrer jusqu’al’evidence, en retracant ici les maximes , les fraudes et la mau-yaise foi du Systeme suiyi dans la gestion des affaires conten-tieuses de la marine imperiale francaise.
Depuis letablissement du gouyernement conslitutionnel en