102 FORCE
i tresorier *.75,000 f.
1 payeur maitre.25,000
S commis de i re . classe. . i 5 o,ooo
10 idem de 2°.119,450
24 idem de 3 e .210,000
N AVA LE.
22 commis de 4'- classe. . 110,000 f.
4 idem de 5 '. 17,875
27 serviteurs. 53,786
Frais de bureau , etc. . 171,819
TOTAL .932,880
Observons que Foffice des paiemens des royal-marines, placedans les bureaux de l’amiraute, coüle ä lui seul 69,1 56 fr. :cela fait donc en tout r,oo 2 ,o 36 fr., et ce million est devore par7 4 commis !
C’est avec douleur, je l’avoue, que je rapporte ici ces lionteusesprodigalites. Je crains qua Favenir, aussitöt qu’on youdra par-ier de reformes et d economies dans la comptabilite de la ma-rine francaise, les partisans de la profusion, ne comparent avecempbase nos depenses de toute espece, avec celles du tresorierde la marine britanniquej et ne fassent entendre des cris de vic-toire, en montrant combien nous sommes loin encore de cetteadmirable dissipation des deniers de la patrie. Mais j’ose espe-rer qu’alors les amis du bien public eleveront une voix coura-geuse. Ils pourront dire, a leur tour , que c’est pour avoir laisse laplupart des administrations tomber dans des prodigalites aussidemesurees, que le pays le plus industrieux, le plus commer-cant et le plus riche de l’Europe, s’est vu litteralement ruinerpar son gouvernement, dans la courte periode de 25 annees!et cette ruine est aujourd’hui la cause du mecontentement pro-fond qui menace la Grande-BreLagne d’une revolution terrible.
Cet ouvrage ayant surtout pour but de faire connaitre dansles institutions anglaises, ce qui nous a semble' digne d’imita-tion, nous nous garderons de nous etendre sur le Service du
* Depuis la paix , les vives rc'clamations de l’opposition contre Ja profusion des de-penses ministerielles , ayant fait arreter en principe qu’ä la de'mission ou ä Ja mort du tresorieren fonctions , son successeur n’aurait plus que 75,000 f. d’appointement ; commc la placeest venue ä vaquer depuis lors , le financier qui l’occupe actuellement est re'duit a ce salaire.