CONSTITUTION DE LA MARINE. 9*
mouillage du Nore eu avant de Sheerness, et sur la flotte del’amiral Duncan, en croisiere devant le Texel.
Dans cette circonstance critique, au milieu d’une guerre oules Francais et leurs allies obtenaient chaque jour, sur le con-tinent, de nouveaux avantages ; tandis que les inariues deFrance, d’Espagne et de Hollande commencaient ä reprendreune attilude menacaute ■, le gouvernement de la Grande-Bre-tagne deploya toute la prudence et tonte l’energie que l’on pou-vait attendre de ses talens et de son patriolisme. L’oppositionet le ministere fireut ä l’instant cesser leurs discordes; tous lespapiers publies, sans distinclion de parti, reunirent leurs effortspour agir sur l’esprit des citoycns, de l’armee et de la marine jet cet accord admirable rameua bienlöt la flotte a sa fidelite
accoutumee. Alors fut ameliore le sort du matelot. Sa solde
lut augmenlee. II se plaignait aussi de la trop grande dispro-portion des parts de prises; on a diminue ce qui revenait auxrangs superieurs. Mais, ce qui merite surtout d’elre examinedans le regime actuel de la marine anglaise, c’est le soin qu’onprend pour tout ce qui peut contribuer a donner des forcesau matelot, et a le preserver de l’atteinte des maladies.
La proprete des vaisseaux anglais est admirable. Or, dans unespace aussi resserre, aussi peuple que l’interieur d’un batimentde guerre, la proprete est le plus puissant preservatif d’unefoule de maladies, et surtout de maladies contagieuses *.
¥ Reglemens pour le Service ä la mer. — Devoirs du capitaine. Sect. v , cii. 4.« Corame la proprete, la secheresse et le bon air sout esseutiellemeut ne'cessaires ä la sante,le capitaine doit employer tous les moyeus pour en faire jouir son e'quipage. II doit donuerordre de bien laver, chaque matin , les ponts les plus eleves , et les autres aussi souvent quele temps permettra de les secher convenablement. Les hamacs doivent etre apportes sur letillac , et les sabords ouverts, lorsque le temps le permettra. On ne doit point garder sur lepremier pont plus de coffres ni de sacs qu’il n’en faut pour le comfort des hommes; afiude laisser ä l’air une libre circulation. Les veulilateurs doivent etre coulinuellement mis enceuvrc , et la cale et les magasins aere's par des manches ä vent. Le vaisseau doit toujoursetre etanche , et la pompe souvent ncttoyc'e. Si l’e'tat de la mer empechait pendant long-