yo FORCE NAYALE.
et leurs Services passes : Services cpii probablement seraientcomptes pour rien ou pour peu de chose, par un nouveau capi-taine, ä la gloire duquel ils n’auraient pas contribue.
Mais, un plus grand bäliment offre plus de cbances d’avance-ment aux sujets distingues, et l’avantage d’une plus forte paie atous les petils officiers : il en resulte que lebte de lequipage al’interet le plus direct al’avancement du capitaine. Gest un noyauquis’attache a sa personne, et qui grossit a rnesure que cet offi-cier parvient a des commandemens plus eleves. Cette disposi-tion offre beaucoup d’avantages, et meriterait d’etre imitee dansla marine francaise *. Mais eile ne deviendra vraiment efflcace ,que quand la solde augmentcra , dans tous les grades , avec laforce des batimens.
Le sort du matelot anglais, embarque sur des batimens deguerre, est singulierement ameliore depuis 1797. A cette epo-que, la solde des marins e'tait encore bxee sur le meine piedqu’au temps de Charles II. Les commis de tonte espece avaienttrouve le secret d’accroitre leurs einolumens, ou par des aug-mentations directes , ou par des bonnes mains, et d’autresmoyens plus ou moins illicites. Mais le pauvre matelot ne re^cevait aucune indemnite pour ameliorer son sort, qui devenaitau contraire , de plus en plus miserable , par l'accroissementprogressifdu prix des objets de premiere necessile.
Lorsqu’enlin les marins reconnurent qu’ils attendraient envain de la generosite du gouvernement, une augmentation vo-lontaire de leur solde, ils se determinerent ä reclamer, d^auto-rite, ce qu’ils ne pouvaient obtenir par la voie des supplications.
Tel fut le motif des insurrections quon vit eclater presqueen meme temps (en 1797) ä Portsmouth, ä Plymouth, au
* Si l’on retablissait des cadres d’equipages de haut-bord , on pourrait obtenir tous ecsavantagcs, et meme evitcr des inconve'niens attacbes aux mutations d’une partie du personne]des vaisseaux angiais.