CONSTITUTION Df- LA MARINE. 71
En France, le moindre capitaine d’un batiment de guerrese croit le roi, ou plutot, le despote de son bord. II ne concoitpas qu un officier general ait le droit de s’y transporter pours’enquerir par ses yeux de la maniere dont s executent les detadsdu seryice ; et c’est deja beaucoup si, dans les evolutions, cecapitaine veut bien s’abstenir de ne pas desobeir aux signaux quilui tracent la conduite de son batiment. Ce fatal esprit d’insu-bordination, plus grand avant la revolution que depuis cetteepoque, a besoin d’etre deracine de la marine francaise pourquelle obtienne jarnais des succes dune grande etendue.
Solde. Le i er . janvier 18x7 , on a un peu cbange les appoin-lemens des officiers generaux , et porte leur Supplement desolde a la mer, comme commandeurs en clief, de 3 a 6 1. st. Ilsrecoivent d’ailleurs comme
Amiral cn clief , arairal , vice-amira] , conlrc—amirat.
L. st. 2,190.- i, 835 . 1,460. 1)095..
Croira-t-on que pendant le dix-huitieme siede, le gouverne-ment britannique allouait aux officiers. generaux de mer , lasolde du nombi’e suivant de domestiques ?-
Amiral de la flotte f amiral , yice-amiial , contre-amiral.
5 o. 3 o. 20. i 5 .
Eil 1806 011 fit cesser cet abus; rnais 011 augmenta, par com-pensation, la solde des officiers generaux. Dans, le rapportadresse par ramiraute , au prince regen t, pour provoquer leregiement da I er . janvier 1817, on fait voir que, lualgre Taug-mentation qui re r sulte des fixations proposees, les officiers ge-neraux de mer ne jouissent pas d avanlages pecuniaires plusgrands que ceux qui leur etaient accordes plus d un siede au-
nous semblent d’une teile importance, que nous croyons devoir les presenter dans touteleur etendue, a la fln de ce chapitre.