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des navires; et doit, quant aux l’egles necessaires du Service, äbord, se considerer comme etant sous le comm andement duplus ancien officier du navire, et de 1’officier commandant laflotte dont ce navire fait partie. »
Telle est, depuis long-temps, l’independance etla Suprematiedes ofüciers de marine sur leurs vaisseaux, qu’on voit la cham-bre des pairs, en 1699, censurer un amiral pour avoir admis desofficiers de terre embarques, dans le conseil de guerre oü Fonagitait la question de savoir s’il fallait ou non livrer une ba-laille navale *.
11 y a vingt ans, 011 vit naxtre des discussions semblables äcelles dont nous venons de parier, entre le departement del’ordonnance et l’amiraute, au sujet des artilleurs embarquessur des bombardes **. Pour mettre un terme a ces disputes,l’amiraute a cree quatre compagnies d’artillerie de marine,alin de remjjlacer les artilleurs de terre qu’on embarquait au-paravant sur les brulots et les bombardes.
* Journal of the House of Lords. An. 1699, t. XVI, p. 420.
** A ce sujet je dois | citer comme un modele les remontrances adressees par Nelson , kl’ltn des lords de l’amirautc :
« On veut cncore violcr l’acle du parlement sur la discipline des vaisseaux ; mais jel’espere on n’y parviendra jamais : si l’on j parvenait , adieu notre supc'riorite maritime.Mais si la troupe , dira-t-on , ne doit pas commander la marine , la marine aussi ne doitpas commander la troupe, h bord des vaisseaux. Laissez une fois les officiers de terregagner ce premier point, d’etre inde'pendans ä notre bord , et bientöt ils auront gagne cetautre , de nous y donner des ordres. Quand les soldats se conduiront mal , dira-t-onencore,ils seront juges ä terre par une cour martiale. —Et quand cela se pourrait, de quelsmembres serait composee cette cour? — En grande partie de subalternes qui, malgre toutel’improprie'te de la conduite des delinquans, jugeraient qu’ils se sont conduits tres-conveua-blemcnt envers nous bnttes de la mer. Mais , gräce a Dieu , eher amiral, le roi lui-memene peut pas annulcr un acte du parlement. Quoique ma carrieresoil ä peu pres parcourue,ce serait empoisonner mes jours a venir et les momens de ma mort, d’entendre dire que notremarine est sacrifiee aux forces de terre. Je conjois facilemeut les tentatives de l’armcc, dans cemoment oü eile se croit d’une grande importance (1804): l’amiraulepourrait egarcr ceu.vqui ne savent pas epiun acte du parlement peut seid annuler un acte du parlement: »