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3,2 (1821)
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24
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FORCE NAVALE.

qui sufllsent au chatiment des crimes commis par les simplescitoycns.

Voici quel cst , dapres les lois martiales, le nombre des cas puuissablcs de mort-:

Sans commutatton; armee kavale g , Armee de terre 2.

Avec comrmtlalion; » n , » 17.

Quelque grand que soit pour larmee navale, le nombre descas punissables de mort sans commutation, il etait plus conside-rable encore, dapres le Statut de George II. On regarde commeune amelioration importante dayoir diminue ce nombre.

Autrefois, le Prince ne pouvait pas mitiger la sentence dunecour martiale maritime , meme pour commuer la peine demort, ä moins quune recommandation a cet effet ne fut ex-primee dansla sentence. Mais, depuis quelques annees , le par-lement a mis au rang des prerogatives royales, le droit deremettre en tout ou en partie les peines prononcees en vertude la loi martiale *. Le roi peut meme ( sil juge une sentencetrop peu equitable ), prescrire ä la cour qui la rendue, de siegerde nouveau et de reviser son 3ugement : « Certes , dit Black-stone avec une noble eloquence , un des grands avantages dela monarebie, sur toute autre forme de gouvernement, cestdetre regie ]tar un magistrat suprenxe qui jouisse du pouvoirdetendre sa misericorde [inercy] partout ou. il la croit meritee;pai- un magistrat qui tienne en son cceur une cour däquitä,pour adoucir la rigueur de la loi generale, dans les cas qui me-ritent lexemption du chatiment »

Aucun delit ne peut etre poursuivi par les cours de la-miraute, plus dun an apres le retour dans les ports de laGrande-Bretagne , du navire qui porte le delinquant, ni plusde trois ans apres lepoque ou le delit fut commis.

* St. 37. Geo. III. ch. 14.

* ¥ Commentaries, liv. iv, ch. 3 i , § 2.