i6 FORCENAVALE.
La France aurait pu, eile aurait du toujours etre au premierrang , dans les coalitions formees pour oblenir la liberte desmers. Napoleon parut penetre de cette grande verite. Mais sonambition detruisit tout le fruit qu il eut pu tirer de semblablesassociations. N’etait-il pas absurde, en effet, de parier saus c esseaux peuples, de leur liberte sur les mers, lorsque par la ruseou la violence , on detruisait leur liberte dans leurs propresfoyers? Yoilä pourquoi jamais Napoleon n'eut un albe sincereparmi les puissances maritimes.
On a vu dans ces derniers temps, un peuple confiant dansson courage et dans la justice de sa cause, braver tous leshasards et souffrir tous les maux, plutöt que de courber la tetesous un joug humiliant. G’est ainsi que les Etats-Unis, irrite'sconlre les proliibitions, les perquisitions faites a bord de leuz’Sbatimens, par les Anglais, ont, il y a peu d’annees , commencela premiere guerre ou la Grande-Bretagne ait du voir qullfallait mettre quelque terme a ses pretentions maritimes,
CHAPITRE II.
De Tautorite royale, dans ses rapports avec la force navale britannique.
Apres avoir considere comme un fait la puissance maritimede TAngleterre agissant contre les autres nations, examinonsles droits que la Constitution britannique attribue et les obli-gations quelle impose au pouvoir executif, relatiyement a laforce navale.
Le commandement supreme de cette force est mis, par laConstitution, entre les mains du Prince. A lui seul appartientd’cn’donner les armemens et les desarmemens, de diriger les