FORCE NAVALE.
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senl yfait sa demeure. Nos voiles, toujours pretes, egalent layitesse du vent le plus rapide , et sont d’intelligence avec le cielinconstant. Les chenes de nos forets ont pris racine dans lesmers, et nous marchons de pied ferme sur la vague liouleuse. »
Les puissances purement continentales qui, d’abord, secroyaient etrangeres a ce conflit de la Grande-Bretagne et despuissances maritimes, ont cruellement senti les atteinles d’unpouvoir predominant sur les mers. Car, ce pouvoir donnait äses possesseurs le commerce du globe entier, et les ricliessesde ce commerce. Bientot, les tresors acquis par le monopoleont servi pour seiner la discorde entre les nations, et dans les na-tions ; pour armer, selon les temps , les peuples contre les rois,les rois contre les peuples, et surlout les citoyens contre lescitoyens! Enlin, quand les empires, epuises par ces fureurs, onttraite,pour cicatriser leurs blessures et partagcr les lambeauxdes provinces decbirees par la guerre, la puissance dominalricede la mer, toujours a l’abri des maux dont eile ayait creuse lesabimes et fomenle l’explosion, s’est trouvee tout a coup mai-tresse legitimee de 60 millions de conquis, et des clefs de toutesles mers, et d’un territoire plus vaste que l’Europe entiere(Voyezliy. yi, cb. i. Du pied de guerre).
II est douteux qu’aujourd’hui l’Angleterre ait abandonne sespretentions a la souverainete des mers. Cependant, contented’un empire de fait, eile n’exige plus des peuples elrangers unliommage humiliant; eile s’arroge au besoin des droits pluspositifs et plus utiles. On verra, cbapitre suivant, les juriscon-sultes anglais essayer de prouver que la Constitution autorise lesrois d’Angleterre ä commettre des liostilites de corsaires, avantque la declaration de guerre ait rompu les pactes de la paix.
Avec des allies, avec des neutres , ces rois declarent, quand illeur plait, que teile partie des cotes d’une des mers du monde,est, jusqu’ä nouyelordre, interdite aux nations, amies ou enne-