x INTRODUCTION.
En offrant, dans la Tue d’arriver a ce but, le parallele des forces pu-bliques de la France et de l’Angleterre, c’etait un devoir pour moide les traiter avec la meme impartialite et la meme independance.
On a pretendu que l’influence britannique s’etait exercee dans l’om-bre et non sans resultat, contre les premices de cet ouvrage. J’ignoresi c’cst eile , et ne veux pas le savoir; parce que je me sens au-dessusde la erainte, et veux rester au-dessus de la haine.
Songeons, plutot, a rendre justice aux mesures concues et realiseespar le gouvernement anglais, pour elever sa marine a ce degre deforce et de splendeur, qu’ont prepare des lois pleines de prudence ,de grandeur et de sagesse. Si l’on veut concevoir de ce gouverne-ment une haute opinion, il faut le considerer dans ses rapports avec sespropres ageris. Alors on le verra, religieux envers les droits acquis, etsurlout, fidele en ses pi’omesses; magnifique pour exciter les Servicesa venir, genereux pour reconnaitre les Services rendus; soigneux dubien-etre et de la sante de ses defenseurs, avare de leurs vies : enfin ,compatissant envers ses serviteurs invalides , secourable envers leursveuves, et paternel envers leurs orphelins. Voilä des vertus qu’il fautoffrir en exemple ä toutes les nations. Yoila des vertus dont les bien-faits, repandus avec largesse, ont produit ces nobles sentimens de re-connaissance, de devouement et d'entliousiasme , qui firent enlrepren-dre des actions si grandes, et remporter des triomplies si glorieux, parla force navale de l’empire britannique.
Si le ministere anglais est blamable, c’est quelquefois dans ses rap-ports avec les citoyens, et souvent dans ses rapports avec les peuplesetrangers. A cet cgard aussi, nous n’avons rien dissimule , surtout enparlant des pretentions maritimes de l’Angleterre , et du traitementdes pi’isonniers ; nous l’avons du. Car, en ne montrant les choses qued’un cöte, flatteur ou de'favorable, la verite serait mensonge.
Examinons, avant tout, s’il nous convient d’ameliorer notre forcenavale, d’apres les exemples du peuple qu’un sage emploi de lasienne a rendu le plus puissant sur les mers. Est-il vrai , comme on lepretend , que la marine est, pour la France, un fardeau qui jamais nelui peut etre profitable?... et qui ne peut au contraire l’exposer qu’ädes pertes, qua des opprobres ?... S’il en est ainsi, tout ouvrage eeritdans la vue de perfectionner et d’accroitre cette marine . est au moins