INTRODUCTION.
La. preraiere partie de cet ouvrage n’a pas e'te sans quelque utilitepour les travaux et l’administration de notre force militaire. Peut-etre rendra-t-elle des Services plus etendus, lorsque les depositairesde l’autorite publique et les simples citojens, ayant appris a mieuxjuger' de leur interet commun , ceux-la ne craindront plus d’accorderü~s garanties en ecbange du pouvoir, et ceux-ci du pouyoir enechange des garanties.
En attendant cette epoque fortunee , poursuivons une tache ingrateaujourd’hui. Indiquons aux horames qui doivent regenerer notre forcenavale , quelque bien a produire, et beaucoup de maux a re'parer.
Afiu cFajjpujcr 1<? precepte sur l’exemple, et les raisonnemens sur desfaits, il a fallu souvent l'appcloi- les succes de la marine britannique,et par-lä meine les revers de la marine francaise. Que n’est-il possible,en jetant un voile sur des malheurs passes, d’en faire disparaitre leSouvenir, et de conjurer a jamais le retour de nos defaites! Alors, ceserait un devoir a notre patriotisme , d’ensevelir dans le silence, lesvestiges de notre chute et les monumens de nos desastres. Mais ce n’estpas ainsi que la dissimulation des hommes aneantit la memoire destemps qui ne sont plus, et maitrise les temps qui ne sont pas encore.
Si nous ne mettons notre prudence et notre force d’äme , a de-couvrir, a de'tourner les sources de notre infortune passee, le coursnaturel des choses, cpii nous precipitait vers notre perte, va, des le re-tour de la guerre, nous y precipiter de nouveau. Gardons-nous donccl’etre arretes par la fausse honte de de'voiler les lecons d’une expe-rience douloureuse, mais salutaire. Loin de ceder, comme de faibles en-fans, a la crainte d’envisager notre blessure dans toute sa profondeur ,contemplons-la d un oeil attentif et calme. Sondons la plaie, pour enarracher le trait qu’elle recele encore, et regagner la vigueur qui nousxendra capables de l’emporter, un jour, sur nos rivaux
III.
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