Paris , 14 messidor an 4 -
« Veuons a ce que vous me dites des op^rations de» Delambre , mais ici je vais me fa.ch.er contre yous et3 > tout debon. Oü avez-vous pris que ses observations,» soit astronomiques soit terrestres , sont meilleures que» les yötres ? et pourquoi depreciez-vous votre travail ou» plutöt celui de la Commission , lorsque tout le rnonde» le trouye excellent. Vous dites que vous supprimerez» vos observations de de la grande ourse , etc. , et» pourquoi s’il vous plait ? Est-ce parce qu’il a plu k» Bradlei de donner une formule de r&fraction qui n’est» pas suflisamment exacte ; mais c’est precis^ment pour» savoir si eile etoit exacte , et pour determiner la cons-» tante qu’il devoit employer que vous avez fait cette» observation , et quand meine vos autres observations« ne s’accorderoient pas avec sa formule de quelque ma-3> ni&re qu’on la retournät , cela prouveroit seulement» que le travail de Bradlei a besoin d’etre revu. Quant ä» moi j’ai une opinion toute formee ä cet ^gard , et je» crois qu’il s’en faut de beaucoup que cette formulei) donne exactement la r&fraction pour les petitesj> liauteurs.
» Je ne vois pas pourquoi vous ne voulez pas faire les» observations d’Evaux conjointement avec Delambre ,» mais surtout je ne comprends pas comment vous pouvez?> ajouter qu’au moins on aura deux latitudes bien ob-?> serv^es dans la m^ridienne. Vous savez que l’observa->> tion de la latitude d’Evaux est presque de sur^roga-.