OBSERVATIONS
DE LATITUDE.
D e toutes les operations qui concourent ä la mesuredes degres du meridien, les observations de latitudesont celles qui demandent plus de pfficautions, plus def soins et plus de temps j mais eiles sont les moins pe-
nibles et les moins d^sagreables pour l’astronoine. IIest en effet bien difförent d’avoir dans un meine lieu' son logement, son cabinet et son observatoire 5 d’y etre,
pendant qu’on op&re, ä l’abri des injures du temps ; den’avoir en face qu’une ouverture de quelques decimetres,süffisante pour apercevoir l’etoile dans les detyc posi-tions du cercle; de pouvoir enfin se consoler par le tra-vail ou le sommeil des interruptions forcees qu’amenenttrop souvent les brumes et les nuages : ou bien d’etreoblig6 d’aller cliaque matin ä plusieurs lieues de sonliabitation, gravir une montagne, pour y rester tout lejour expos6 aux intemperies de la saison , dans la craintede manquer un instant favorable; d’y etre souyent dansl’inaction, sans abri, quelquefois meine sans avoir lafaculte de faire un pas pour se distraire quand on estassailli par des vents impetueux ou des pluies conti-