LATITUDE DE EAECELOHE. 617"
souffrance et de gene oü il etoit encore huit niois apr&sson accident , ne pouvoit pas observer aussi bien qu’ilayoit fait auparavant et qu’il a fait depuis en France jmais ä ce soup§on l’on peut opposer que les diversess^ries de ses etoiles presentent Faccord le plus satisfai-sant. Les observations de la Cli&vre surtout, par leurdifficulte et leur accord etonnant, pour des s^ries de sixobservations seulement, et si pres du z^nitli, indiquentun observateur tres-adroit et tres-exerce. Cette derniereexplication n’est donc pas plus probable que les autres ,et la diffbrence de 3" reste inexplicable.
Cette difförence de 3", dont il est si difficile de rendreraison est sans doute la cause secrete qui avoit produitce desir si vif et si singulier que M. Mecliain a montröde retourner en Espagne , au moment oü il venoit d’aclie-ver ses triangles. Au reste, la Commission n’a eu aucunegard ä ces observations de Barcelone , et nous pourrionsen faire de meme par la raison que celles de Montjouysont plus directes et n’ont besoin d’aucune r^duction.En rendant compte du travail de Barcelone, M. Mecliainl’avoit present^ connne moins complet et moins certain.Mais , plus je l’examine et plus j’y reconnois tout ce quiest capable d’inspirer la plus grande confiance. Sans lesobservations de Montjouy, qui sont peut-^tre encorenieilleures, nous regarderions la latjtude de Barcelonecomme une des plus sures que l’on connoisse. Mais unedifference de 3" suffit-elle pour nous faire rejeter untravail aussi aclieve ? Barcelone et Montjouy ne sont41oignes que de 1094 toises. La distance dans le sens du3. 78