dans une lettre qu’il aclressa aux directeurs de labanque d’Angleterre % pour les inviter a favoriser l’era-prunt qu’il voulait faire a 5 pour o/o, et qui fut dans lauite appele emprunt de loy aute.
«i Messieurs, les circonstances actuelles font juger»tres important d’adopter des moyens pour assurer»le Service de l’annee prochaine, sans imposer a letat» une charge annuelle aussi pesante, et sans le grever» d’un accroissemenl de Capital aussi considerable qu’il»faudrait le faire, en negociant an emprunt dans la»forme accoutumee (c’est-a-dire ä 3 pour o/o) au prix»actuel des fonds : c’est dans cette vue , etc. »
A cette lettre etait jointe une note destinee ä e^cpli-quer les conditions de l’emprunt nouveau propose parM. Pitt ; eile commencait en ces termes :
« Chaque souscripteur recevra pour une somme»de ioo livres pretee,|une reconnaissance de i i o livres,
»dont l’interet 1 ui sera paye par semestre a raison» de 5 pour o/o, etc. »
On voit qu’apres une experience de trois annees deguerre, le ministre anglais avait mesure toute l’eten-due du mal que devait faire a son pays le Systeme desemprunts ä 5 pour o/o, il voulait le remplacer par desemnrunts ä 5 beaucoup moins onereux. Mais il n’obtintqu’un succes ephemere , et l’amiee suivante , voulantdiminuer autant que possible la necessite de ces nego-cialions ruineuses ä 5 pour o fo avec augmentation deCapital , il etablit l’impöt du dixieme des revenus, etpeu apres il fit decreter le rachat de la taxe sur lesterres.
Dans le discours qu’il pronon^a au parlement le2 avril 1798, en proposant cette deruiere mesure , 011