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n’a ctefendue qu’en adoptant, sans avoir pu Jes veri-der sans doute, des calculs faux, des tableauxinexactset des combinaisons mensongeres!
Si eile etait sanctionnee, cctte loi, son plus grandmal, ne serait ni dans le sacriüce de 28 millionsde rente qu’elle ferait perdre aux rentiers , ni dansla surcliarge d’un milliard dont eile menacerait lescontribuables: il serait dans ie fatal Systeme d’ern-prunt qu’elle imposerait ä l’avenir ä la France; dans,ce Systeme qui a coüte tant de milliards a l’Angleterre,dans ce Systeme dont M. Pitt sentit si vivement ledanger, des le commencement de la^uerre; mais dontil lui fut impossible d’affranchir son pays, parcequeles besoins d’argent les plus imperieux le mettaient äla discretion des capitalistes, comme nous avons lafolie de nous y mettre , lorsque nous pourrions, gracea notre prosperite, leurclicter la loi.
Quelques personnes ont demande si M. Pitt avaitjamais exprime en termes formeis, ses sentimentsau sujet des emprunts ä 3 pour 0/0 et des accroisse-ments accordes sur les capitaux , dans les empruntspublics. Certes les faits, sur cette matiere, ont bienplus d’eloquence que les paroles, et les opinions de eeministre sont assez clairement manifestees par les ef-lorts qu’il ne cessa de faire, soit pour substituer lesemprunts a 5 pour 0/0 aux emprunts ä 5, soit pourattenuer les funestes effets de ces derniers, en impo-sant la contribution du dixieme des revenus, et en fai-sant autoriser le rachatde la taxe sur les terres; toute-iois l’expression ecrite et bien positive des idecs deM. Pilt sur ce point ne nous manque pas.
Yoici comment il s’cxprimait le 5o novcmbrc 1796,