SUPPLEMENT
AUX OBSEUVATIONS
SüR LE PROJET DE LOI
POXIB
LA CONYERSION DE LA RENTE.
Plus on approfondit le projet de loi sur les rentes ,plus on voit avec effroi les resultats funestes dont ilmenace la France, en mettant, pour un siede, ses in-terets financiers ä la discretion des etrangers qui l’ontinvente (1).
Gependant le chef du ministere l’a defendu,alachambre des deputes, av.ec une constance impertur-bable, avec une ardeur toujours croissante, avec unesorte d’exaltation quel’idee de rendre un grand Serviceä son pays peut seule inspirer. La plus profonde con-viction l’animait sans doute, et lui persuadait qu’il de-vait ä tout prix faire prevaloir son Systeme. Aussi l’a-
(i) II est göntlralement connu que le projet soumis auxchambres n’est pas d’origine ministerielle. Toutes les basesen farent etablies , le '6 octobre 1824, dans le Journal du Com-merce, qui a räclam£ plusieurs fois l'bonneur de son initiative,en se plaignant de quelques detöriorations dans les d 6 tails.Gelte feuille, redigöe avec un talent trfes remarquable, est le d£-pöl naturel des idCes que concoivent les grands spöculateurs :c’est donc des grands speculateurs que les ministres out ac-cepte, directement ou indirectement, leur plan financier. Quedirait-on d’un mar 6 chal de France qui demamlerait son plande Campagne aux g^neraux ennemis ?