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Jieu devant les chambres au sujet des rentes, les defen-seurs des projets ministeriels semblent s’etre attachesa nc presenter que des motifs vagues, des resultatsvagues , et de vagues esperanees , eludant tout ce quiaurait eu assez de precision pour devenir l’objet dunefigoureuse analyse, et pour etre, si j’ose parier ainsi,attaque corps a corps. Aussi, en prodiguant les motssonores et les promesses brillantes, ont-ils montreune avarice inconcevable de calculs et de chiffres,dans une affaire oii toutes les demonstrations doiventresulter des cliiffres et des calculs.
Une seule fois, cette annee, ä la chambre des de-putes, le ministre des finances a cru devoir opposer uncalcul ä tous ceux qui avaient ete produils contre lui;et ce calcul est si prodigieusement inexact, que je n’o-serais pas le dire sans rappeier ici textuellement lesparoles de S. Exc. et saus-presenter la demonstrationaritlimetique de son erreur.
« J’ai un calcul assez simple a soumettre ä la cham-» bre, a dit le ministre.
»Je suppose que la caisse d’amortissement ne soit»dotee que de y5 millions au lieu de 77,500,000,» parceque le calcul que je vais etablirsera plus suscep-»tible d’etre saisi par tout le monde. Cette caisse doit»racheter tous les ans 3 millions de rente, en suppo-»sant les 3 pour 0/0 a 75. Supposons aussi qu’il y ait»pour 5o millions de 5 pour 0/0 convertis en 3 pour»0/0, il y aura 10 millions de probt pour les contri-»buables; car la conversion amenant une diminution»d’un cinquieme, il y aura 10 millions d’interet de»diminues. Ajoutons ces 10 millions ä la caisse d’a-»mortissemcnt. Ici je reponds ä 1’orateur qui m’a pre-