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chiffres qui prouve , comme nous l’cxpliquerons bien-töt, que son projet cree pour l’etat un grand interet apouvoir faire de tels rachats.
Ainsi sa voix appelle ä la bourse tous les rentiers,poury reparer, s’ils le peuvent, en speculant sur leCapital, laperte qu’ils sont condamnes ä subir sur leursrevenus; et quand on lui peint les dangers de l’agio-tage , il s’ecrie: «C’est un mal sans doute, mais qui»porte avec lui son remede: on nous a fait l’enumera-»tion de toutes les personnes qui vont agioter ä la»bourse: je ne crains pas de le dire, tous ceux dont»ce n’est pas le metier ou la condition, y laisseront
»leur fortune !_(i).C’est done lä un remede !....»
Sans doute son excellence a oublie d’ajouter que cesmalheureux se brüleront la cerveile ou se precipite-ront dans la Seine, et que leurs familles auront laressouree de la mendicite.
Quelle confiance, j’ose le demander, peut inspirerun Systeme que son auteur est force de defendre pardes moyens si contr&dictoires, et qui choquent a cepoint la raison ? Nous allons voir que ses calculs nesoutiennent pas mieux l’examen que ses arguments,et que les tableaux de chiffres qu’il a m.is sous les yeuxdes chambres donnent precisement des resultats op-poses ä ceux qu’il a cru pouvoir en deduire, et prou-vent avec evidence le contraire de ce qu’il a vouluprouver en les produisant.
Calculs du minislre des fmances.
Pendant le cours des deux discussions qui ont eu
( 1 ) Discours du 3o avril 1 8a4 ; ä la chambre des depa-t&s, page 38.