ferieur au prix pour lequel il les constitue (1); et il adeclare en termeis formeis que s’il offrait le rembour-sement inexecutable de 2 milliards 800 millions , c’e-tait parcequ’il serait aussi impossible aux creanciersd’utiliser ailleurs cette somme, qu’au gouvernement dela payer (2).
Ainsi, pour justiiier son Operation, soit en 1824, soiten 1825, ilsoutient que l’intereten France est ä 4 pourcent; et pour prouver qu’elle fera refluer beaucoupd’argent dans les provinces , il assure que les liabitantsdes departements ont retire leurs capitaux de la renteau taux de g 5 , parcequ’ils etaient avertis qu’ils pou-vaient les placer plus avantageusement que dans larente, ou ils n’avaient plus que 5 et demi pour 0/0 ( 3 );et pour repondre ä ceux qui lui reproclient de ne pasemprunter ä 4 ou ä 4 et demi, puisque, selon lui, c’estle taux [actuel de l’interet, il declare qu’il ne pourraitpas meme emprunter ä 5 ou ä 6 , comme s’il n’y avaitaucune injustice ä exiger des rentiers ce qu’il ne pour-rait obtenir d’aucun capitaliste.
Ainsi, apres avoir soutenu que l’accroissement de33 " i /3 pour 0/0 sur le capital n’estrien pour la France,et doit etre considere comme une pure fiction, ilannonce que ceux qui ne veulent lui preter ni ä 5 nia 6, lui preteront ä 4 f> u moyen de cette augmenta-tion ; comme s’il ne resultait pas de lä une preuve in-contestable que les capitalistes preferent ce dernicravantage ä celui de 2 pour 0/0 de plus sur l’inleret,
(1) 24 avril 1824, ä la chambrc des de put cs* p. > 5 .18 mars 1825 , p. 7.
(2) . 5 i mai 1824, Discours ä ia chambrc des -pairs, p. 4 >
(3) 28 avril 1824.' p- 17, ä la chambrc des depules.