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depules par le ministre des finances, on serait teiltedecroire qu’ila eu connaissance dece conseil politique,et qu’il a cru devoir en faire usage ; tant il s’appliqueä multiplier les raisons, plutöt qu’ä les ehoisir, et tantil lui arrive souvent d’employer celles qui se choquentle plus directement, afin d’en accroitre le nombre.
Ces contradictions peuvent passer inapercues, ouetre ecoutees avec indulgence dans une improvisation;mais lorsqu’onles lit dans plusieurs discours, et meinedans les rapports travailles avec le plus de soin , pouretre solennellement presentes aux chambres, on nesait comment expliquer de telles inadvertances , et ilfaut les attribuer ä ces illusions completes qui egarcntsur tous les points les meilleurs esprits, quand unfaux Systeme les a troubles.
Ainsi le ministre, en proposant successivement sesdeux projets sur les rentes , a pretendu qu’il donneraitä la confiance publique une base plus solide, au cre-dit de l’etat un developpement nouveau; et cependantil a declare qu’il voulait mettre ä profit des circonstan-ces transitoires, une fievre accidentelle, une erreur pas-sagere, pour imposer aux creanciers une reduction per-petuelle; ce qu’en affaires privees, la probite la plus vul-gairen’oseraitpassepermettre (i); et il n’a pas craint defaire entendreque cette reduction serait l’equivalent dela contribution d’un cinquieme surle revenudcs tcrres,ce qui presente aux creanciers garantisparles lois coutretoute espece de taxe, l’idec frappante d’une violationde la foi publique (2); et il a cherche ä prouver par desexemples que le prix de racliat des 3 pour 0/0 serait in-
(1) Expose des motifs ä la chambre des depules, p.
(a) -i'\ aviiJ. Discours ä la chambre des depules , p. 9.