I JM
T A 1! G E A G F,
L’Assemblée nationale constituante, pour prendreun juste milieu entre les évaluations, éviter le tâton-nement, écarter les erreurs, et prévenir les contes-tations que faisait naître l’ordonnance de la marine,qui portait la charge d’un navire aux deux tiers de sacapacité intérieure, rendit, le g août 1791, le décretsuivant : « Il y aura une méthode de jauger uniforme« pour tous les bâtiments , qui sera déterminé par un« réglement à cet effet. »
La Convention nationale , conformément à cetteloi, après avoir entendu le rapport de sa commissiondes douanes , et, reconnu que la partie de la carénéque la charge du navire fait plonger dans la mer, par-tie qui doit contenir la pesanteur de la charge, nedevait, être qu’un peu moins que le tiers de la soliditéde la caréné entière, et, ayant considéré que les vais-seaux étant toujours d’un très-grand volume, on pou-vait négliger leur courbure ou convexité , a décrétéle 27 vendémiaire an 2 (18 octobre 1798) une for-mule générale qui déterminera le nombre de ton-neaux assitjétis aux droits des douanes.
Cette méthode d’ordonnance, par laquelle on doitdésormais mesurer la charge des bâtiments, consiste,à « Ajouter la longueur du pont prise de tête en tête« à celle de l’étrave (1) , à l’étambot (2), déduire la«moitié du produit, multiplier le reste par la plus« grande largeur au maître bau, multiplier encore le« produit par la hauteur de la cale et de l’entre-pont,
(1) L 'étrave est le 110m de la piece de bois courbe qui formela proue du -vaisseau , sur laquelle est l’avant du navire, qui est,en saillie et qu’on appelle l 'éperon.
(2) L 'étambot est une piece de bois qui sert à soutenir lechâteau de poupe et sur-tout le gouvernail du vaisseau.