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Cours de stéréométrie appliquée au jaugeage assujéti au système métrique
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thode de déplacement est sujette à des erreurs plusou moins grandes.

l’autre par dehors, aucune n’est sûre dans ce qui s’y pratique;pour ai river seulement à de simples approximations, l'un deceux qui s’en étaicut le plus sérieusement occupés ( M. deBlainville), a donné sur cette partie un traité imprimé àRouen en 1728 , avec un petit abrégé de la navigation. L’au-teur propose de substituer à la méthode du déplacement lemoyen que voici : « au Heu de prendre toute la longueur d’un« vaisseau , il en faut faire deux corps , ensuite assembler la« largeur d'un bout supposé 5 S 4 centimètres avec celle du mi-« lieu 620 , et prendre la moitié des deux sommes qui est 552

• centimètres qui serait la largeur réduite dudit bout ; réduire« de même la hauteur , [et ainsi de l’autre bout ; en sorte que ,

« si la largeur d’un bout est réduite à 55 :> , en la multipliant« par la longueur de cette partie, i 3 métrés, le produit 717b« décimètres qnarrés seront la surface d’un bout ; si la hauteur est« déduite à 276 centimètres ; en les multipliant par la surface ,

« le produit donnera 198067 ; 6 décimètres cubes : si l’autre« bout donne de largeur 620 centimètres , plus 4$4 •> moitié

* 4^7 1 multipliée par la longueur supposée 520 , donnera pour« surface 25 32 ; 4 décimètres quarrés , lesquels multipliés par« 227 hauteur moyenne, donneront pour solidité 57 485 ; 48 dé-fi cimetrcs cubes. Les deux produits 255543 décimètres cubes,« divisés au terme de l’ordonnance du Roi , en vigueur à cette« époque , prescrivant 42 pieds cubes, qui se rapportent à i4^9« décimètres cubes, le quotient 177 tonneaux et demi, étaient« la charge du navire. »

On voit que cette méthode suppose le vaisseau vide pourpouvoir en prendre les dimensions , et devient impraticablelorsqu’il est chargé. L’Ordonnance qui prescrivait de diviser leproduit des dimensions du vaisseau par 42 pieds cubes, excitaitaussi, sur les ports de mer, des discussions et des réclamationssur le jaugeage , et l'on commettait une grande injustice ensupposant que la charge d’un navire était près des deux tiers de sacapacité intérieure, puisqu’il est constant qu’il peut porter seu-lement un peu moins que le tiers de l’eau qui remplirait sacapacité. Cette vérité, démontrée par la commission des douanesà la Convention nationale, la détermina h rendre la loi relativeà l’acte de navigation du 27 vendémiaire an 2 (18 octobre 1793).