JAUGEAGE
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peuvent être assimilées, à quelques différences prèsqu’on peut négliger, pour éviter les calculs longs etcompliqués.
La nef, ou bateau de Condé, et ceux construits surle même modèle, tels que bateaux d’Aire, d’Arras,de Mons, etc., ressemblent aux bateaux connus àParis sous le nom d’Alléges, (1) ou bateaux d’Au-xerre, aux bateaux Marnois, etc., à l’exception desbouts qui s’élèvent perpendiculairement au fond,tandis que ceux d’une allège s’élèvent en s’évasantet forment le triangle.
Les bateaux du Rhône et de la Saône ressemblentaux toues ou bateaux de la Loire, l’un des bouts aussilarge que le bateau et l’autre plus rétréci, s’élèventen s’évasant; mais le fond de ces bateaux est plat; lescôtés s’élèvent perpendiculairement au fond , et sontparallèles entre eux ; ensorte que leur forme présenteun parallélépipède parfait, ( les bouts exceptés ), in-térieurement, et même extérieurement.
Le Gantois, et autres de même forme, qui navi-guent sur les i^vieres et canaux du bassin de l’Escaut,et de l’Aa, sont à peu près semblables aux bateauxqui naviguent sur le Rhin.
Ces bateaux ont l’aspect d’un navire, et tiennent dela Nef et de la Bélandre; le dessus est plus élevé à laproue et à la poupe qu’au milieu , le fond est ordinai-rement plat, les côtés sont faiblement bombés dans
(a) Allège. O11 appelle ainsi tous les bateaux, et même les bâti-ments de grandeur médiocre , destinés pour la décharge des mar-chandises : ces bateaux sont à Paris comme à Amsterdam, sansmâts ni voiles ; il y a un retranchement ou une petite chambre àl’arriere dans la plupart. Les allèges de Paris servent à la suite descoches d’eau de la Haute-Seine, et aux transports des marchan-dises de Paris à Rouen.