DES BATEAUX.
leur hauteur, et forment un peu le ventre sur leurlongueur: les extrémités sont arrondies et terminéescomme celles d’un bâtiment de mer.
La Bélandre , ou bateau de Dunkerque ( qui navi-gue sur l’Escaut ), est en grand ce que sont en petitsles barques ou bachots qui servent à passer la riviereà Paris. Le fond est plat, et se termine en pointe àchaque bout, les côtés sont inclinés sur le fond et setrouvent réunis à leurs extrémités au moyen d’unequille.
Pour obtenir le jaugeage d’une Allège, ou bateaud’Auxerre, et autres bateaux semblables, on multi-pliera la longueur totale, moins celle des deux boutsqui forment le triangle, ( ou à partir d’une perpendi-culaire menée d’un point ou les bouts s’élèvent ens’évasant), mesurée avec le métré par la largeur totaleprise ( àu milieu du bateau ) en métrés et centimètres,et le produit par la hauteur, prise également en métréset centimètres ; la moitié du cube que l’on obtiendraexprimera le nombre de tonneaux de mer, ou demillier de kilogrammes qui composeront le charge-ment possible. ( On négligera la fraction. 1
Si l’on veut, par exemple, connaître le nombre detonneaux que peut contenir une Allège de 37 métrésde longueur, ( à partir des deux bouts qui s’élèventau-dessus du fond ), de 6 ’ métrés iîo centimètres delargeur, et de i 5 o centimètres de hauteur.
On multipliera 37 métrés par 65 o centimètres, onaura pour produit 240 métros 5 o décimètres quarrés ,qui représentera la surface du bateau. Multipliant en-suite cette surface par la hauteur d’un métré 5 o centi-mètres , le cube qui en résultera sera de 36 o métréscubes 75 centièmes.
On prendra la moitié de cette capacité totale, quidonnera 180 tonneaux, 375 millièmes; ou 180 ton-