JAUGEAGE
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bateau meme s’il se présente à vide (i) ; et s’il se pré-sente chargé, on pourrait adopter celui des bateauxde même grandeur et de même sorte qui aurait déjàété mesuré à vide.
Il résultera de ces deux opérations deux cubes ;celui qui aura été formé par le tirant d’eau d’un ba-teau chargé, représentera le volume d’eau déplacé parle bateau chargé, l’autre formé par le tirant d’eau àvide, représentera le volume d’eau déplacé par lebateau à vide. Retranchant le second cube du pre-mier, on aura le tonage d’un bateau.
Mais on pourra avoir le port d’un bateau sans for-mer séparément ces deux cubes ; il suffira de multi-plier le produit des longueur et largeur, par la hauteurdu tirant d’eau chargé diminué de celle du tirant d’eauà vide.
Résumé. On aura le tonage d’un bateau en multi-pliant les longueur et largeur de ce bateau, par ladifférence des tirants d’eau que prend le bateau chargéet à vide. (2)
(1) On peut estimer le tirant (l’eau à vide, de 12 à 16 centi-mètres , suivant la grandeur des bateaux ; et le tirant d’eaud’un bateau chargé , c’est-à-dire , le maximum de la hauteurd’enfoncement dans l’eau de 60 à 90 centimètres. E11 sortequ’une Allège, un bateau Marnois, Gantois, ou autre qui aurait37 à 38 métrés de longueur, 6 à y métrés de largeur, et un métré60 centimètres de profondeur, pourrait être évalué de 14 à 16centimètres de tirant d’eau à vide. Tout dépend aussi dans lesautres bateaux, de leur construction ; une tout, ou bateau de laLoire , construit en bois de sapin , enfonce dans l’eau beaucoupmoins qu’un autre bateau de même grandeur qui serait construiten bois de chêne.
(2) Extrait de l’Instruction sur le jaugeage des bateaux arrêtépar Monsieur le conseiller d’état , directeur - général des pontset chaussées , en conformité de l’article l\ du décret impérial duaS messidor an xm.