Les tonneaux sont de différentes especes ; mais onpeut assimiler leur construction à la même forme, àquelque différence près qu’on pourra négliger.
Dans les feuillettes ( ou demi-muids Bourgogne),dans les quartauts et demi-queues Champagne, Creu-sier , Renaison , Bordelaises, Mâcon , Beaune, La-chaise, etc. ; dans les tonneaux Orléans, et ceux cons-truits sur le même modèle, tels que les Sancerre, lesBlois, les Touraines, etc. ; dans les demi - queues Li-monie, Languedoc , les Busses , Bussards, etc., et engénéral dans tous les tonneaux, le bouge est propor-tionné au cercle des fonds , et à la longueur (i).
Ainsi la maniéré de constater le vide dans toutes lesespeces de tonneaux peut être ramenée à la mêmeréglé.
Cela posé, prenons quelques exemples.
Il faut premièrement, s’assurer si le tonneau en vi-dange est placé bien horizontalement, de maniéré quel’un des bouts ne soit pas plus élevé que l’autre, etpuis mesurer la hauteur du vide par le centre du bon-don ; 2°- ajouter la moitié de la hauteur trouvée, et
mouillée de la jauge, en examinant si cette hauteur est égale à lamoitié de la différence du diamètre du bouge sur celui des fonds ;dans ce dernier cas, on aura atteint cette extrémité.
(i) En effet, pour la solidité du tonneau , et pour rendre sonroulement plus facile, il faut que l’inclinaison des douves soitsuffisamment proportionnée pour serrer fortement et égalementles cerceaux, afin qu’il ne soit pas facile de les en détacher; et ilfaut aussi que la courbure ne soit pas trop grande pour faciliterle détachement ( du cerceau ) par les roulements où le tonneauest exposé dans les transports.
A la seule inspection du tonneau , on peut remarquer que sasolidité n’admet aucune figure dont les diamètres seraient nota-blement inégaux. ( Voir le développement de la figure du ton-neau au commencement de ce volume , page a. )