des Finances de la France. 5-27
Les dépenfes , j’en conviens , peuventaugmenter ; mais on doit obferver, qu’aumoyen du fupplément de fonds, accordé auxdépartements de la guerre & de la marine,ces depenfes font maintenant portées au plushaut degré. L’article des objets extraordinai-res ou imprévus, que j’ai porté à trois mil-lions, eit, ainfi que je l’ai indiqué, le feulfufceptible d’un grand écart, félon les hom-mes & félon les circonftances.
Enfin , l’on aura vu dans ce chapitre,quel vafte champ eft ‘ouvert aux économies& aux améliorations de tout genre. Heu-reux le miniftre des finances, qui peut, dansun tems calme, faire valoir de 11 belles ref-fources; & plus htureux encore, fi tant defaveur eft le prix de fes vertus !
Je ne prétends pas même, avoir indi-qué toutes les épargnes, dont les dépenfesde l’Etat font encore fu(ceptibles ; j’ai évitéde m’arrêter fur plufieurs détails, afin dene pas éloigner l’attention par des difcuflionstrop arides ; & tout ce que je puis dire, en