des Finances de la France. 391
grâce en particulier , eft.la récompenfe desfervices rendus à l’Etat : j’en conviendraifans peine. Mais que répondra-t-on fur telleautre ? ou comment défendra-t-on le défautde mefure , dans la fixation du plus grandnombre? Je fuis loin, d’ailleurs, de vouloirinviter à des recherches ou à des revifions:la faveur & la prédilection s’y glilferoientencore : il eft peu de perfonnes en étatd’exercer une jufte cenfure ; & fi elles exif-toient, on leur imputerait bientôt des paf-fions.& des intérêts pour les rendre fufpeâes.Je crois* qu’en adminiftration, il faut dansles amendements, comme dans les .inftitu-tions, fe gouverner par des réglés généra-les, & s’abftenir d’une trop grande confiance ,dans l’impartialité du jugement des hommes.Je reconnois aulfi les droits que donne unelongue polfellion, &jepenfe enfin, que lafidélité dans les engagements, ell; une vertud’une 11 grande importance, en morale &en politique, que les Souverains doivent fefoumettre à quelques facrifices, pour ne
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