des Finances de la France. 299
tions provinciales, n’eût pas éclairé davantagecette charité, qui elt le devoir efientiel defon état ? C’elt dans de pareilles adminiltra-tions, qu’on apprend à connoitre l’étendue &la diverfité desbefoins du peuple, leur fource,& les moyens dont on peut fe l'ervir pour yapporter des adouciflements, fans entretenirune dangereufe pareffe. Enfin , j’oferois ob-ferver encore, que 11 l’on attachoit quelqueprix à oppofer un nouveau rempart, au re-tour de cet elprit qui a fi fouvgnt agité laFrance, on devroit envifager l’introduéiiondu clergé dans les adminiftrations provincia-les , comme un des moyens les plus propresà remplir une femblable vue : il n’elt rien quidétourne plus de toutes les idées vaines, queles occupations réelles il n’eft rien quidiftraïe autant des prétentions particulières,que l’habitude des intérêts communs de la fo-ciété ; il n’elt rien enfin , qui amortiflfe davan-tage le defir inquiet d’un régné fpirituel, quel’occafion & la facilité de fe difiinguer, dansla carrière ordinaire de la vie.