164 De l’Administration
auflî cette riehclfe naturelle de la Francequi eft caufe qu’un fi grand nombre de mi-niftres médiocres, ont paru fuffire à l’admi-niftration du Royaume, tandis qu’ils étoientAmplement fupportés par fa fortune. Etcomme on a vu ü fouvent tant d’erreurs feréparer, & tant de juftes reproches s’oublier, en peu de tems, infenfiblement peut-être,on ne croira plus à l’importance des talents& de la conduite; mais c’eft auffi par uneforte de négligence des grands moyens dontla France eft en poiïeffion, qu’elle n’a pastoujours joui de l’influence extérieure quiappartenoit à fa puiiïance ; que fouventmême elle a méconnu fes forces, & que dansfon propre fein, le peuple trop oublié, neparticipe point, comme il feroit poüîble »au réflet de tant de richelfes.