des Finances de la France. 163
rer le préjudice immenfe, que porteroit àfa richelfe & à fa population, la perte qu’elleauroit éprouvée. Heureufement que de pa-reilles révolutions font loin d’être proba-bles ; mais aufli n’en faudrait-il pas tantpour entraîner de grands effets : on doitmême obferver, à cette occafion, commeune vérité importante, que fi le Royaumede France jouit, dans fon état actuel, demoyens incomparables de richeffes, fonadminiftration auflî, eft conforme à cet étatd’aifance; enforte que les revers de com-merce & de fortune, y feraient d’autant plus,fenfibles, qu’on y eft peu préparé. Les libé-ralités , le faite, l’abandon, tous ces attri-buts de la grande fortune , fubfiftent enFrance depuis long-tems, & ce n’eft quepar intervalle qu’on a voulu y établir l’or-dre, la réglé, & l’économie : mais commele befoin eft le feul inftituteur qui fe faffeconftamment écouter, le relâchement a fuivide près les efforts momentanés qu’on a faits,pour établir de meilleurs principes. C’eft
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